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Voir aussi une analyse de la machine de guerre étasunienne

 

et le roi dollar


 

Définition / Biographie / Historique / Références / Compléments / Généalogie de la misère

 

 

Comparaisons Etats-unis / France pour les prisons et la pauvreté


 

Avertissement : ce petit dossier s'adresse à ceux qui veulent mieux comprendre notre monde économique, social et politique. Son but est de présenter d'une manière simple et succincte des notions complexes présentes chez de nombreux auteurs dont vous trouverez les références plus bas.

C'est volontairement que les démonstrations sont rapides et sans chiffre, pour aller plus loin, des ressources de ce site ou des livres sont cités plus bas.

Enfin, ne soyez pas effrayer par un certain vocabulaire, notamment "marxiste" car force est de constater que la lutte des classes n'est pas une utopie !

N'hésitez surtout pas à poser des questions ou compléter ce dossier ou encore apporter la critique ou même la contradiction.

 

LIRE UNE CRITIQUE DE CET ARTICLE PAR UN LIBÉRAL


DÉFINITION DU CAPITALISME OU LIBÉRALISME

Libéralisme :

Accorder un maximum de libertés aux dominants, peu nombreux, pour qu'ils puissent maintenir et développer leur domination sur les dominés, plus nombreux ; en particulier en niant l'individu en tant que tel pour annihiler sa révolte !

Accorder un maximum de libertés :

Moins de lois, de contraintes, d'État, de contrôles, de sanctions etc.

 

Exemple 1 : GATT, OMC, c'est diminuer les droits de douane des États pour une ouverture de tous les marchés au profit des dominants (États, multinationales). Mais c'est aussi des sanctions pour les récalcitrants pour « entrave à la concurrence » ! (l'O.R.D : organe de règlement des différents, soit le « gendarme du commerce mondial » ou encore les « conseils de la concurrence » ou encore les tribunaux !)

 

Exemple 2 : F.M.I, banque mondiale, sous prétexte d'aider les pays pauvres, on leur impose d'ouvrir leurs frontières aux États et multinationales dominants, marchés financiers compris !

 

Exemple 3 : liberté financière et d'investissement, celle-ci existait avant la libéralisation des marchés, en effet elle permet de faire pression sur les salariés et les États en faisant du chantage, « si vous ne diminuez pas vos exigences ou contraintes, on va voir ailleurs ! ».

Maintient et développement de la domination :

1. Lutter contre les États qui ne collaborent pas : 
l'ouverture des marchés aux forces des puissants permet de faire reculer les États les plus protecteurs par le chantage aux délocalisations ou par la fuite des capitaux. Les États « acceptent » de plus en plus de perdre leurs pouvoirs ; contrôle des frontières (droits de douane) ; contrôle des monnaies et du financement (création monétaire, contrôle des taux d'intérêts) ; ouverture des marchés publics ; privatisations d'entreprises et de services publics ! Cette lutte peut aussi prendre la forme d'une guerre pour casser une résistance ou/et mettre la main sur une ressource comme le pétrole en Irak !

2. Lutter contre les individus (salariés, familles, artistes, chercheurs etc.) : 
mise en concurrence des salariés à l'échelle mondiale (délocalisations) pour les affaiblir et les obliger à accepter des conditions d'exploitation encore plus difficiles, remise en cause d'un salaire minimum, d'une protection sociale minimum, de la stabilité du travail par la « flexibilité » c'est à dire la précarisation des emplois des salariés, comme une épée de Damoclès ! La volonté de casser les syndicats (Reagan, Thatcher, Raffarin) en est une illustration !

 

3. Lutter contre les individus : 
la pénalisation de la pauvreté et de l'exclusion (la tolérance zéro !) est le moyen là aussi d'annihiler toute révolte pourtant nécessaire, faisant re-naître deux catégories de pauvres, les « méritants, ceux qui travaillent (« working poor ») ou sont handicapés et les renégats, ceux qui ne  travaillent  pas ou ne trouvent pas un emploi, c'est à dire ceux qui refusent l'esclavage, pour ceux-là c'est la prison assurée !

Paradoxe :

il est à noter un des paradoxes du libéralisme qui montre bien sa mauvaise foi et ses justifications fantoches, liberté pour les capitaux, pour les marchandises mais restrictions pour les personnes quand ce sont les pauvres qui veulent venir chez les riches !

 


 

Définition / Biographie / Historique / Références / Compléments / Généalogie de la misère

 


 

BIOGRAPHIE DU CAPITALISME OU LIBÉRALISME.

Pour les termes obscurs, voir les lexiques

 

 

Dates

Événements

Illustrations, explications

1780

Révolution industrielle
  • Enrichissement des capitalistes.
  • Colonialisme, vols des ressources, domination par les États puissants.
  • Concentration du capital.
  • Exploitation des travailleurs.

Fin XIX

Intervention de l’État
  • Régulation face au capitalisme sauvage.
  • Loi anti-trusts (É.U)
  • Droit du travail.

1914-18

Guerre mondiale
  • Protectionnisme

1929-32

Crise économique
  • Protectionnisme, intervention de l’État (new deal)

1938-44

Guerre mondiale
  • Protectionnisme

1944

Accords de Bretton woods
  • Les États-Unis grands vainqueurs de la guerre, en profite pour imposer leur nouvelle puissance, par la monnaie dollar et la création du FMI

1947

G.A.T.T
  • Les États-Unis grands vainqueurs de la guerre, en profite pour imposer leur nouvelle puissance, par l’ouverture des frontières au commerce (rentabilisation des efforts de guerre, un peu comme l’Irak aujourd’hui !).
  • Refus des États-Unis de créer une administration mondiale du commerce style O.M.C !

1947-73

Les 30 glorieuses
  • Accès plus faciles aux ressources (pays pauvres) et aux consommateurs (pays riches)
  • Enrichissement des capitalistes (multinationales) et des pays riches.

1973-79

Crises « économiques » ou sociales !
  • Régulation par l’État providence
  • Freins au développement capitaliste (moins de débouchés, plus de charges).

1980-1990

Destruction de l’État (providence)
  • Reagan, Thatcher impose le « modèle » de destruction de l’État pour avantager les entreprises (baisse des impôts, des charges, privatisations)

1994-95

O.M.C
  • Le GATT devient l’O.M.C pour ouvrir de nouveaux marchés aux capitalistes (services, services publics, marchés publics, propriété intellectuelle)

1999

Échec de l’O.M.C à Seattle.
  • Face à la domination croissante des pays riches et de leurs multinationales, les pays pauvres et les O.N.G (ATTAC) essayent de contrer celle-ci.

2001

« Succès » de l’O.M.C à Doha.
  • Après les attentats, l’ambiance est à l’accalmie diplomatique, la Chine devient le nouvel Eldorado !

2003

Échec de l’O.M.C à Cancùn
  • Passée l’émotion retour à l’affrontement, en attendant les dominants dominent toujours !

 

   

 

 


 

CAPITALISME, LIBÉRALISME et DROITE.

 

L'histoire du capitalisme se confond avec celle du libéralisme. Luttes de classes il y a ! Les dominants ou les capitalistes contre les dominés ou les travailleurs.

Les capitalistes et le capitalisme pour pouvoir prospérer ont toujours besoin d'étendre leurs pouvoirs, puisque leur enrichissement se fait par l'exploitation des travailleurs, comme de celle des ressources naturelles !

C'est donc seulement par son expansion qu'il peut se développer.

 

Celle-ci se fait selon plusieurs modalités : développement de la société de consommation et de la société de communication via la publicité, internet, la télévision etc. ; accès à de nouveaux marchés (fin du communisme, ouverture des frontières par l'O.M.C) ; aides aux pays pauvres (aides conditionnelles des pays riches, aides du F.M.I) pour amorcer un début de marché, prochaine proie des capitalistes.

 

Le libéralisme et sa concurrence supposée est en fait tout le contraire de la liberté, c'est le maintien de la domination des riches sur les pauvres par la confrontation brutale de leurs forces respectives !

 

S'il n'y a sans doute pas de complot organisé de la part des capitalistes et autres libéraux, en revanche une multitude de facteurs jouent dans ce sens.

Les capitalistes par définition ont l'argent, or par le financement des partis politiques, d'activités de recherches, d'activités culturelles, de la diffusion des informations (médias, TV, cinéma, journaux etc.), mais aussi par le financement des groupes de pression (lobbies, organisations professionnelles, groupes d'experts et autres think tanks), les capitalistes donc arrivent à imposer leurs points de vues à tous les niveaux, médias, politique, juridique et international !

A titre d'exemple, il suffit d'observer ce qui se passe en France, avec les allers-retours des personnalités telles que MM. F. Mer, J-M. Messier, H. Bourges, D. Baudis, N. Mamère, L. Ferry, C. Allègre, B. Kouchner et autres, entre les différents cercles du pouvoir, directions d'entreprises, conseils d'administration, médias, politique, enseignement, organisations internationales !

 

Il ne faut donc pas attendre des pouvoirs classiques un profond changement, bien au contraire. C'est pour cela que les dominés doivent se réunir et travailler ensemble pour essayer de créer un contre pouvoir, mais en prenant bien soin d'éviter au maximum le formalisme, cause future d'un assujettissement aux pouvoirs.

Le mouvement syndical d'aujourd'hui en est malheureusement un triste exemple, avec des syndicats qui " collaborent " et d'autres qui au contraire s'opposent à tout, y compris aux autres syndicats !

 

Pour peser, les individus doivent rester indépendants individuellement et collectivement.

 

 

Pour sitécon, le rédacteur.


 

Définition / Biographie / Historique / Références / Compléments / Généalogie de la misère

 


 

Comme invite à poursuivre, ce petit texte puise dans diverses sources :

Les liens dirigent vers des pages de ce site qui s'ouvriront dans une nouvelle fenêtre de votre navigateur


K. Marx (le manifeste du parti communiste, capital)
P. Bourdieu (contre-feux 1 et 2)
bonus
L. Wacquant (les prisons de la misère)
bonus
Collectif (europe inc.)
bonus
M. Onfray (politique du rebelle)
ATTAC, G. Menahem (enquête au cœur des multinationales)
Toni Negri-Michael Hardt (empire)
M. Moore (Mike contre-attaque !)


La tolérance zéro ou la pénalisation de la misère
Go !

La pauvreté dans le monde : pauvreté !

Les statistiques de ce site, en particulier les rapports sur le développement du Pnud.

 


Michel ONFRAY « Politique du rebelle »
Annexe (en référence à Dante, L'enfer)

 

PREMIER CERCLE : LES DAMNÉS
Déjections du corps social
(Privation d'humanité)
Sans domicile fixe
Vagabond
Clochard
Fins de droit
DEUXIÈME CERCLE : LES RÉPROUVÉS
Pathologie du corps social
GIRON
Corps improductif
(Privation d'activité)
Vieux
Fous
Malades
Délinquants
BOLGE
Forces improductives
(Privation de travail)
Immigrés clandestins
Réfugiés politiques
Chômeurs
RMIstes
Intérimaires
TROISIÈME CERCLE: LES EXPLOITÉS
Forces du corps social
ZONE
Forces nomades
(Privation de sûreté)
Contractuels
Apprentis
CORNICHE
Forces laborieuses sédentaires
(Privation de liberté)
Adolescents
Scolarisés
Prostituées
Prolétaires
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