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KEYNES John Maynard (1883-1946) : économiste anglais. Il s'est opposé aux néoclassiques en montrant que l'économie capitaliste ne maintient pas automatiquement l'équilibre et le plein emploi. Il a montré l'importance de la monnaie dans l'économie : la monnaie n'est pas neutre et influence le niveau de production. Loin d'être purement rationnel, l'agent économique formule des anticipations dans une certaine incertitude. L'État doit intervenir au niveau économique et social pour soutenir la demande globale et contribuer à relancer l'économie, surtout en période de crise.
Keynésianisme : ensemble des théories et des politiques économiques inspirées par J.M. Keynes. Les politiques dites keynésiennes désignent les politiques anti-crise de relance par la demande.
Keynésienne (pensée) : montre que le marché ne conduit pas toujours à l'équilibre et au plein emploi et préconise l'intervention de l'État au niveau économique et social pour sortir de la crise.
LAFFER Arthur (né en 1941) : économiste libéral américain. Théoricien de l'offre, il considère qu'il faut réduire le poids de l'État dans l'économie. Conseiller du président Reagan au début des années 80, il a donné son nom à la fameuse " courbe de Laffer " selon laquelle une fiscalité trop lourde réduit l'activité économique, encourage les économies parallèles et l'évasion fiscale. La fiscalité devient alors inefficace, " trop d'impôt tue l'impôt ".
Leader d'opinion : personne qui jouit d'une certaine image auprès de ceux qui l'entourent et dont l'avis ou le comportement influence le processus d'achat. Cf. Prescripteur.
Libérale (pensée). Fondée sur l'individualisme, elle affirme que le marché apporte le bien-être et que l'État doit avoir un rôle limité dans l'économie.
Libéralisation : ouverture à la concurrence d'activités en situation de monopole public.
Libre-échange : Politique (et théorie) économique qui vise à supprimer toute entrave aux échanges internationaux.
Licence d'exploitation : Une société concède à un tiers, de façon exclusive ou non, le droit d'exploiter pour une durée déterminée un titre de propriété individuelle (brevet d'invention, marque de fabrique ou commerciale, modèle industriel), en contrepartie de redevances.
Logiciels de SCM (supply chain management) : gestion informatisée de la chaîne logistique.
Logistique : ensemble des techniques d'organisation des flux et des stocks. En particulier, celles qui concernent l'acheminement des produits du producteur au distributeur, et la gestion des stocks.
Logistique de produit : partie de la logistique qui englobe les activités d'approvisionnement et de production.
Logistique de soutien : partie de la logistique qui concerne les services postérieurs à la vente.
Logistique intégrée : démarche commune à toutes les fonctions de l'entreprise en vue d'une gestion globale des flux, de l'approvisionnement à la distribution.
Lois d'Engel : lois énoncées par Engel au XIX siècle qui ont pour objet de relier les comportements et la structure de consommation aux variations de revenu des ménages. La loi essentielle indique que la part des dépenses alimentaires se réduit quand le revenu augmente.
Loi des débouchés : Cf.Say.
Lomé (Convention de) : Accord de coopération, fondé sur le partenariat, signé en 1975, renouvelé quatre fois, entre la Communauté européenne et les pays du groupe ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique) garantissant notamment le libre accès au marché européen, sans réciprocité, pour la quasi-totalité des exportations ACP.
Maastricht (traité de) : Traité signé le 7 février 1992 instituant l'Union européenne, laquelle repose sur trois piliers : les Communautés (la Communauté européenne ex-CEE, la Communauté européenne du charbon et de l'acier ou Ceca, la Communauté européenne de l'énergie atomique ou Euratom) ; la politique étrangère et de sécurité commune (PESC); la coopération en matière de justice et d'affaires intérieures.
Macroéconomie : partie de la science économique qui étudie les phénomènes économiques globaux.
Maillage : tissage d'une toile d'alliances avec les fournisseurs, les clients...
Main invisible : métaphore utilisée par A. Smith selon laquelle le marché assure le fonctionnement harmonieux de la société en permettant, d'une manière intentionnelle, de transformer la somme des intérêts individuels en intérêt général.
Majorité qualifiée : Nombre de voix - affectées d'une pondération selon chaque pays - nécessaire pour qu'une décision soit acceptée par le Conseil.
MALINVAUD Edmond (né en 1923) : économiste français. Professeur au collège de France. A tenté une synthèse entre les courants néoclassique et keynésien à travers ses travaux sur l'emploi et les politiques de lutte contre le chômage.
MALTHUS Thomas Robert (1766-1834) économiste classique anglais. Connu pour sa théorie de la population selon laquelle la population croit selon une progression géométrique (un facteur multiplicatif) alors que les subsistances croissent selon une progression arithmétique (un facteur additif). Cela entraîne une surpopulation qui explique la misère des travailleurs. Cette misère est jugée utile : pour en sortir les plus pauvres réduiront leur fécondité. Il a donné son nom à une doctrine, le malthusianisme, qui préconise la restriction des naissances.
Management : manière de diriger une entreprise, de l'organiser et de gérer son évolution en anticipant sur l'avenir.
Management par projet : constitution de groupes pluridisciplinaires devant travailler sur un même projet.
Manageur (managed : du mot anglais " to manage " = diriger). C'est un spécialiste du management, un dirigeant d'entreprise.
Manutention : déplacement d'un produit ou d'une matière à l'intérieur de l'entreprise entre les lieux de stockage et de production.
Marché : lieu de rencontre, le plus souvent abstrait, de l'offre et de la demande d'un bien ou d'un service à un moment donné.
Marché commun : Union douanière complétée de la libre circulation des personnes, des services et des capitaux.
Marché de capitaux : Ensemble des offres et des demandes de capitaux évoluant en fonction de la santé économique des places financières et de la rentabilité du service (taux d'intérêt). On y échange des titres à court et moyen terme (marché monétaire) et des titres à long terme (marché financier).
Marché des changes : Ensemble des offres et des demandes de devises dont la confrontation détermine le cours des monnaies.
Marché des changes à terme : " II permet de fixer immédiatement le cours auquel s'échangeront ultérieurement des avoirs en compte entre acheteurs et vendeurs " (Banque de France). Son objectif essentiel est de couvrir un risque de change.
Marché des changes au comptant : Il n'y a aucun délai (deux Jours ouvrables au maximum) entre la date d'achat ou de vente des devises et le règlement de la transaction.
Marché du travail : marché sur lequel la marchandise échangée est le travail et son prix est le salaire. Sur ce marché, les offreurs sont les actifs et les demandeurs sont les employeurs. Il ne faut pas confondre le marché du travail avec le marché de l'emploi où c'est l'inverse.
Marché financier : Compartiment du marché de capitaux sur lequel s'émettent et s'échangent des valeurs mobilières. II comprend un marché primaire, qui concerne l'émission de nouvelles actions et obligations mises en vente, et un marché secondaire, qui concerne les échanges de titres déjà émis.
Marché monétaire : marché de capitaux à court terme composé d'un marché interbancaire assurant la rencontre des offres et des demandes de liquidité bancaire et d'un marché de titres de créances négociables ouverts à tous les agents économiques.
Marché secondaire (ou Bourse des valeurs mobilières) : marché sur lequel se négocient et s'échangent les valeurs mobilières déjà émises.
Marché unique : Appelé aussi marché intérieur ou grand marché, c'est " un espace sans frontières intérieures dans lequel la libre circulation des marchandises des personnes et des capitaux est assurée " . (Article 14 du traité d'Amsterdam).
Marges de fluctuation : Dans un système de parités fixes, limites autorisées de variation d'une monnaie par rapport à un cours central.
Marketing : cf. mercatique.
Marketing-mix : cf. plan de marchéage.
Marketing viral : bouche à oreille électronique.
MARX Karl (1818-1883) : économiste, philosophe et militant socialiste allemand. Il montre que l'histoire de toute société est marquée par la lutte des classes. Dans le capitalisme, les propriétaires des moyens de production extorquent aux salariés la plus-value. Traversé par des crises, le capitalisme doit disparaître et laisser la place au socialisme à condition que les prolétaires prennent conscience de leur exploitation. Auteur de nombreuses uvres dont Le capital, contribution à la critique de l'économie politique.
Marxiste (pensée) : doctrine critique du capitalisme considéré comme un système d'exploitation, traversé de crises qui doivent entraîner sa fin.
Masse salariale : somme des rémunérations (salaires + cotisations sociales) perçues par l'ensemble des salariés d'une entreprise.
Matrice stratégique ou BCG : Grille permettant d'évaluer la position des différents domaines d'activité d'une entreprise par rapport à deux variables (la croissance du marché et la part de marché relative de l'entreprise par rapport au principal concurrent).
Menace : Évolution de l'environnement susceptible de remettre en cause les positions stratégiques d'une entreprise.
Ménages : secteur institutionnel de la comptabilité nationale composé des unités qui consomment (familles... ) et des entrepreneurs individuels qui produisent des biens et services marchands non financiers.
Mercatique : ensemble des moyens mis en uvre par une entreprise pour vendre.
Mercosur : Marché commun du cône sud-américain. Créé le 26 mars 1991, entré en vigueur le 1 janvier 1995, il regroupe les quatre pays fondateurs (Argentine, Brésil, Uruguay, Paraguay) et deux membres associés (Chili et Bolivie).
Médias: les médias de masse (presse, TV, affichage, radio, cinéma et Internet) n'ont pas d'existence propre. Ils se composent de différents supports, par exemple Le Monde, Libération, Le Figaro... font partie de la presse quotidienne, et TF1, F2, F3... composent le média télévision.
Méga Base : population de consommateurs de très grande taille interrogée par questionnaire afin de dresser des profils de consommation. Les méga bases permettent aussi de détenir des fichiers de personnes classées selon leur comportement utilisés pour la mercatique directe.
Méthode ABC : selon leur importance, les stocks sont classés en trois catégories (A, B et C).
Méthode de Wilson : méthode mathématique de calcul des quantités et des dates de commande minimisant le coût de stockage.
Méthode des 20/80 : classification de stocks en deux catégories, les 20% le plus importants, qui réalisent 80% de consommations et les autres.
Métier : Vision qu'ont les membres de l'entreprise des compétences spécifiques qu'elle possède par rapport aux segments stratégiques dans lesquels elle exerce son activité.
Microéconomie: analyse des comportements économiques individuels.
Millennium Round : Cycle du millénaire. Cycle de négociations commerciales multilatérales dont le lancement par la conférence ministérielle de Seattle (États-Unis) (30 novembre - 3 décembre 1999) a échoué, contrairement à la dernière négociation de Doha (qatar) de novembre 2001.
Mode de vie (ou genre de vie) : manières de vivre d'un groupe humain, ensemble des pratiques sociales et culturelles. Il exprime la consommation d'une société sous l'angle qualitatif, à un moment donné de son histoire, compte tenu des ressources disponibles et des structures productives.
MODIGLIANI Franco (né en 1918) : économiste américain, prix Nobel en 1985. Il a développé la "théorie du cycle de vie" selon laquelle la consommation d'un individu dépend de ses ressources stables calculées sur la vie entière et non pas sur son revenu courant. L'épargne d'un individu dépend de son âge, si bien que le taux d'épargne d'une économie sera fonction de la démographie.
Monétarisme : Théorie économique qui analyse les événements économiques sous l'angle de la variation de la masse monétaire. Dans ce cadre, la principale source de l'inflation résulte de l'augmentation de la masse monétaire. Pour la juguler, la masse monétaire doit augmenter au même rythme que la production.
Mondialisation : processus d'ouverture des économies nationales par lequel les groupes organisent la production à l'échelle du monde. La mise en place d'un marché planétaire unique remet en question les régulations étatiques nationales, ce qui met à l'ordre du jour les régulations régionales (Union européenne) et mondiales (OMC).
Monnaie centrale (ou monnaie Banque centrale) : somme des billets en circulation et des avoirs en compte des banques à la Banque de France.
Monnaie divisionnaire : moyen de paiement constitué par les pièces métalliques et jouant un rôle d'appoint dans les transactions.
Monnaie fiduciaire : Monnaie représentée par des pièces et billets émis par la banque centrale.
Monnaie : actif liquide dont les formes varient selon les structures économiques et sociales et qui sert à l'évaluation et au règlement des échanges.
Monnaie scripturale : monnaie correspondant à l'ensemble des dépôts à vue. Son utilisation passe par des moyens de paiement (chèque, carte bancaire, virement... ) qui permettent d'effectuer les paiements par un simple jeu d'écriture.
Monopole : situation de concurrence imparfaite où une seule entreprise offre un bien ou un service sur le marché.
Monopole naturel : situation de monopole dans une activité où les rendements sont croissants, ce qui légitime l'intervention de Etat.
Mouvements empiriques : ces analyse sont fondées sur l'observation du travail afin de définir des modèles de management efficaces. On distingue les empiriques classiques dont les premiers auteurs ont une vision limitée en s'intéressant uniquement à l'aspect quantitatif, à l'homme économique, (Ingénieurs de formation, Taylor et Fayol analysent le processus de production et d'organisation.) Puis les analyses empiriques néoclassiques à partir du milieu du XX' siècle, dont les auteurs comme Sloan, Drucker et Gélimer utilisent des méthodes empiriques afin de mettre en place des modèles d'organisation plus adaptés aux évolutions de l'environnement.
Mouvements sociologiques : ces auteurs fondent leur analyse sur l'étude des phénomènes sociaux, comme le sociologue Weber qui se penche sur le système d'autorité, mais sans s'intéresser aux ressources humaines.
Moyen : Ressources que se donne l'entreprise pour mettre en uvre ses actions. Peut aussi désigner ces actions en tant que moyens d'atteindre un objectif.
Multiplicateur de crédit : Coefficient qui établit une relation mathématique entre une base monétaire détenue par une banque et le pouvoir de création monétaire de la même banque.
Multiplicateur d'investissement : principe keynésien selon lequel une augmentation de l'investissement entraîne une augmentation plus importante du revenu national.
Multinationale : Entreprise nationale qui possède des filiales de production dans plusieurs pays. On parle de firmes multinationales (FMN).
Mutations : mise en uvre de la fluidité horizontale, c'est-à-dire réalisation de transferts à des niveaux hiérarchiques équivalents dans d'autres unités géographiques.
Nationalisation : transfert de la propriété du capital d'une entreprise privée à l'État.
Négoce international : Achats de marchandises à l'étranger non suivis d'importations et revendus à l'étranger, ainsi que les achats et les ventes à des étrangers de marchandises françaises ne quittant pas le territoire douanier français.
Néolibéralisme : Forme renouvelée de libéralisme apparue dans les années 80. Le néolibéralisme préconise une intervention limitée de l'État et une déréglementation dans le but de restaurer les mécanismes du marché.
Niche : Une niche est un micro marché porteur, un créneau nouveau dans lequel il existe peu de concurrence. II permet à une entreprise qui l'investit de rentabiliser pendant un certain temps ses investissements en l'absence de concurrents importants. La stratégie de certaines entreprises consiste à occuper un monopole sur certaines niches.
Niveau de vie : représente l'ensemble des biens et services disponibles pour une personne ou une population.
Non-résidents : Ce terme désigne les personnes physiques, françaises et étrangères, ayant élu leur domicile principal (fiscal) à l'étranger ; les personnes morales, quelle que soit leur nationalité, exerçant une activité économique réelle à l'étranger à travers des unités de production autonomes.
Nouvelle économie : synonyme de " Net Économie ". Caractérise l'état actuel de l'économie qui, comme aux États-Unis depuis le début des années 1990, connaît une forte croissance impulsée par la révolution technologique liée aux nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC).
Noyau dur : " Ensemble des entreprises détenues directement ou indirectement à plus de 50 % par une société mère " (Insee).
NPI : Nouveaux pays industrialisés (ou industriels). Ensemble des pays en développement ayant réussi leur décollage économique. Caractérisés par des taux de croissance élevés, ces pays ont opté pour une stratégie de développement par promotion des exportations de produits manufacturés. Les NPI sont actuellement localisés dans le Sud-Est asiatique (les dragons : Hong Kong, Taiwan Singapour, Corée du Sud) et en Amérique du Sud (les jaguars : Argentine, Brésil, Mexique).
N.T.I.C : nouvelles technologies de l'information et de la communication ( cf.T.I.C).
N.T.M : nouvelles technologies multimédia.
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