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Pierre Berriau

 

Né le 19 juin 1961, Pierre Berriau fait ses premières armes au Conservatoire de Nantes en 1982 avant d'intégrer quatre ans plus tard le Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique de Paris. C'est sur scène que le comédien va prendre son envol, puisqu'il devient l'un des membres fondateurs de Metropole Théâtre à Paris, et mène une carrière exemplaire qui compte aujourd'hui plus de vingt pièces. On citera notamment Tchekov ("Sur la grand route"), Marivaux ("La fausse suivante"), Molière ("Les fourberies de Scapin"), Offenbach ("La vie parisienne"), Planchon ("La remise"), ou encore Shakespeare ("Peines d'amour perdues"). En outre, on a pu l'entendre sur les ondes de France Culture lors des nombreuses émissions aux côtés de Jean Couturier, et le voir dans quelques téléfilms, dont un de la série "Imogène" avec Dominique Lavanant. Entre les deux Conservatoires, le comédien démarre au cinéma dans divers courts métrages, dont On va au cinéma de Dominik Moll.

Son premier (petit) rôle dans un long, il le trouve en 1987 dans Les fugitifs, sous la direction de Francis Veber. En 1995, il fonde l'association Le Vélux en Vendée, où il élit domicile tout en persévérant sur grand écran, puisqu'on le retrouve l'année suivante dans le Marion (où il incarne le père prolétaire de ladite Marion) qui confirme la singularité de Manuel Poirier. En 1998, Sinon, oui, sombre drame sur les affres de la maternité, marque le début de sa collaboration avec la cinéaste Claire Simon, qu'il retrouve en 1998 au théâtre ("Objets d'amour") et en 1999 au cinéma (Ça, c'est vraiment toi, pour l'heure inédit). La même année, il trouve un rôle de premier plan marquant dans Mille bornes, signé Alain Beigel, qu'il avait rencontré douze ans auparavant sur la pièce "On achève bien les chevaux". L'acteur y incarne Théo, un jeune metteur en scène obnubilé par la pièce qu'il veut monter et confronté en bande à la mort d'un de ses amis. Un premier film très émouvant qui est suivi la même année par Nadia et les hippopotames, âpre chronique des grèves de 1995 retracée par Dominique Cabrera. Revu dans Sauve-moi de Christian Vincent, le comédien, toujours flanqué de sa barbe de cinq jours, endosse dans Le petit Poucet les haillons du père indigne qui abandonne ses enfants dans la forêt, et on le retrouvera prochainement dans Laissez passer, de Bertrand Tavernier, ainsi que dans Si tu veux être heureux (pends ton propriétaire), second film de Rémi Waterhouse après Je règle mon pas sur le pas de mon père.

 

FILMOGRAPHIE

 

1987 Les fugitifs (Veber)

 

1992 Grand bonheur (Leroux)

 

1996 Marion (Poirier)

 

1998 Sinon, oui (Simon)

 

1999 Sauve-moi (Vincent)

 

                Nadia et les hippopotames (Cabrera)

 

                Mille bornes (Beigel)

 

                Vivre au paradis (Guerdjou)

 

2000 On appelle ça... le printemps (Leroux)

 

                Faites comme si je n'étais pas là (Jahan)

 

                Ça, c'est vraiment toi (Simon)

 

2001 Le Petit Poucet (Dahan)

 

                Laissez passer (Tavernier)

 

                Si tu veux être heureux (pends ton propriétaire) (Waterhouse)

 

                Pollux, mon équipière de combat (Pagès)