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Gérard
Oury
Né
Max-Gérard Tannenbaum à Paris le 29 avril 1919, Gérard
Oury se
laisse rapidement tenter par une carrière théâtrale, juste
après
avoir décroché son baccalauréat, et entre au
Conservatoire
en 1939. Il y obtient un premier accessit de
comédie,
mais lorsque la guerre est déclarée, il fuit la France
occupée
pour se réfugier en Suisse. Il poursuivra brillamment
sa
carrière à Genève, pour revenir au pays en 1945, où il joue
"Les
vivants" d'Henri Troyat au Théâtre du Vieux-Colombier.
Le
cinéma lui ouvre à son tour les portes : le voilà qui débute
en 1946
sous la direction de Jacques Becker dans Antoine et
Antoinette,
et on le retrouve par la suite dans Le passe-
muraille
de Jean Boyer, La meilleure part d'Yves Allégret ou
encore
Le dos au mur d'Edouard Molinaro. Il incarnera même
Napoléon
dans La belle espionne de Raoul Walsh ! En 1959,
Gérard
Oury bifurque vers la mise en scène, en signant La
main
chaude, une étude de mœurs à sketches, avec Jacques
Charrier
et Macha Méril. Suivront La menace (1960), d'après
un
roman de Frédéric Dard, et surtout Le crime ne paie pas,
encore
un film à sketches, inspiré des bandes dessinées de
"France-Soir",
qui remporte un franc succès. Gérard Oury a
désormais
les mains libres pour fignoler lui-même le scénario
de ses
films, et les cinq qui suivront feront de lui un
incontournable
de la Comédie-Française... et une valeur sûre au
box-office.
Poursuites endiablées, répliques savoureuses, le
tout
porté par un tandem de stars : voilà la recette efficace – et
parfois
brillante – exécutée avec un savoir-faire typique d'un
certain
âge d'or de la comédie française. Bourvil et De Funès
formeront
le duo gagnant du Corniaud puis de La grande
vadrouille.
Mais l'apogée est atteinte avec l'hilarante Folie des
grandeurs,
“librement” inspiré de Victor Hugo, puis avec Les
aventures
de Rabbi Jacob, rediffusé jusqu'à la lie sur le petit
écran.
La plume de sa fille Danièle Thomson, issue de son
mariage
avec Michèle Morgan, qui fit ses débuts sur La
grande
vadrouille n'est certainement pas étrangère au
triomphe
de ces films, même si, durant les années 80, le
réalisateur
semble marquer le pas. L'as des as (1982) est le
dernier
grand succès public de Gérard Oury, qui peinera un peu
plus à
remplir les salles avec La vengeance du serpent à
plumes,
Vanille fraise ou Fantôme avec chauffeur (1996).
Pour
autant, Gérard Oury persévère dans le registre de la
comédie,
désirant avant tout divertir comme il l'explique dans
ses
"Mémoires d'éléphant" publiées en 1988 : le voilà à 80 ans
qui se
lance dans le remake du Schpountz, où Smaïn reprend
le rôle
tenu en 1937 par Fernandel.
FILMOGRAPHIE
1959 La
main chaude
1960 La
menace
1961 Le
crime ne paie pas
1964 Le
corniaud
1966 La
grande vadrouille
1968 Le
cerveau
1971 La
folie des grandeurs
1973
Les aventures de Rabbi Jacob
1978 La
carapate
1980 Le
coup du parapluie
1982
L'as des as
1984
Les aventures du serpent à plumes
1986
Lévy et Goliath
1989
Vanille fraise
1993 La
soif de l'or
1996
Fantôme avec chauffeur
1999 Le
schpountz