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Paul Newman
Né le 26 janvier 1925 à Cleveland (Ohio), Paul
Newman tient ses premiers rôles au théâtre de Kenyon College, où il étudie,
dans "The Front Page", "La marraine de Charley" et
"R.U.R.". A la fin de ses études, il se produit dans de petits théâtres
de Woodstock et du Wisconsin, et, après un passage à la Yale Drama Scool,
participe à plusieurs séries télévisées new-yorkaises telles que "The
Aldrich Family" ou "The Web".
Il entre à l'Actors' Studio en 1952, et débute peu
après à Broadway dans "Picnic", de William Inge, puis part pour
Hollywood, où la Warner lui offre son premier rôle dans Le calice d'argent,
de Victor Saville. Mais déçu par cette expérience, Newman retourne à Broadway
pour la pièce à suspense "Desperate Hours", de Joseph Hayes, qui lui
vaut sa première vraie reconnaissance critique. C'est son deuxième film, Marqué
par la haine, inspiré de la vie du boxeur Rocky Graziano, qui impose Newman
comme un futur grand espoir du cinéma américain. Au contact de réalisateurs
comme Richard Brooks (La chatte sur un toit brûlant), Martin Ritt (Les
feux de l'été), Arthur Penn (Le gaucher), Otto Preminger (Exodus)
ou Robert Rossen (L'arnaqueur), Newman crée en l'espace de quelques
films l'un des plus fascinants personnages de rebelle de l'histoire hollywoodienne,
alliant à un charisme et une beauté naturels un brio technique et une
discipline qui en font un acteur de composition très rapidement vénéré par ses
pairs et par le public. Développant par la suite un certain sens de l'humour (Butch
Cassidy et le Kid) ou politique (W.U.S.A.), il met son image de
séducteur en danger, l'enrichissant, en jouant, explorant les pulsions
complexes de lutteurs piégés par les circonstances (Le policeman, La
castagne, Absence de malice...) Il reçoit son premier Oscar du Meilleur
acteur à sa huitième nomination, soit en 1985 pour La couleur de l'argent.
Dès 1968, il s'intéresse à la mise en scène,
obtenant avec Rachel, Rachel, son premier film, le New York Film Critics
Circle Award et quatre citations à l'Oscar, notamment dans la catégorie de la
Meilleure actrice pour Joanne Woodward, soit sa femme, qui sera de quasiment
tous les films réalisés par Newman, des œuvres généralement austères et
sensibles (De l'influence des rayons gamma sur le comportement des
marguerites, L'affrontement...).
Personnage important dans le mouvement pour les
droits civiques, Paul Newman a activement milité durant la guerre froide pour
le contrôle des armements. Il fut en 1968 délégué du Connecticut à la
Convention Nationale Démocratique de Chicago, et figura rapidement en bonne
place sur la “liste noire” de Richard Nixon.
Marqué par la décès de son fils par overdose, Paul
Newman participe aujourd'hui à de nombreuses activités caritatives contre la
drogue, et parraine une ligne de produits culinaires (sauces, pop-corn), dont
les bénéfices sont reversés à des organisations éducatives ou sanitaires qui
prennent en charge des enfants cancéreux ou atteints de maladies du sang. Sa
carrière au cinéma a fortement ralenti, ceci dû en grande partie à son âge
avancé, mais aussi à ses diverses implications sus-mentionnées. Néanmoins, il
était récemment un drôle de malade feignant la paralysie dans la comédie En
toute complicité, avant d'incarner aujourd'hui un chef de la mafia
redoutable dans Les sentiers de la perdition. A 77 ans, Paul Newman n'a
pas dit son dernier mot...
FILMOGRAPHIE
1954 The Silver Chalice (Le calice d'argent)
(Saville)
1956 Somebody Up There Likes Me (Marqué par la
haine) (Wise)
The
Rack (Laven)
1957 Until They Sail (Femmes coupables) (Wise)
The
Helen Morgan Story (Pour elle un seul homme) (Curtiz)
1958 The Long Hot Summer (Les feux de l'été) (Ritt)
The
Left-Handed Gun (Le gaucher) (Penn)
Cat
on a Hot Tin Roof (La chatte sur un toit brûlant) (Brooks)
1959 Rally 'Round the Flag, Boys (La brune brûlante)
(McCarey)
The
Young Philadelphians (Ce monde à part) (Sherman)
1960 From the Terrace (Du haut de la terrasse)
(Robson)
Exodus
(id.) (Preminger)
1961 The Hustler (L'arnaqueur) (Rossen)
Paris
Blues (id.) (Ritt)
1962 Sweet Bird of Youth (Doux oiseau de jeunesse)
(Brooks)
Hemingway's
Adventures of a Young Man (Aventures de jeunesse) (Ritt)
A
New Kind of Love (La fille à la casquette) (Shavelson)
The
Prize (Pas de lauriers pour les tueurs) (Robson)
1963 Hud (Le plus sauvage d'entre tous) (Ritt)
1964 What a Way to Go ! (Madame croque-maris)
(Lee Thompson)
The
Outrage (L'outrage) (Ritt)
1965 Lady L (Ustinov)
1966 Harper (Détective privé) (Smight)
Torn
Curtain (Le rideau déchiré) (Hitchcock)
1967 Hombre (id.) (Ritt)
Cool
Hand Luke (Luke la main froide) (Rosenberg)
1968 The Secret War of Harry Frigg (Evasion sur
commande) (Smight)
1969 Winning (Virages) (Goldstone)
Butch
Cassidy and the Sundance Kid (Butch Cassidy et le Kid) (Roy Hill)
1970 W.U.S.A. (W.U.S.A.) (Rosenberg)
King :
A Filmed Record... Montgomery to Memphis (Lumet, Mankiewicz)
1971 Sometimes a Great Notion (Le clan des
irréductibles) (Newman)
1972 Pocket Money (Les indésirables) (Rosenberg)
The
Life and Times of Judge Roy Bean (Juge et hors-la-loi) (Huston)
1973 The Mackintosh Man (Le piège) (Huston)
The
Sting (L'arnaque) (Roy Hill)
1974 The Towering Inferno (La tour infernale)
(Guillermin)
1975 The Drowning Pool (La toile d'araignée)
(Rosenberg)
1976 Buffalo Bill and the Indians (Buffalo Bill et
les Indiens) (Altman)
Silent
Movie (La dernière folie de Mel Brooks) (Brooks)
1977 Slap Shot (La Castagne) (Roy Hill)
1979 Quintet (id.) (Altman)
1980 The Day the World Ended (Le jour de la fin du
monde) (Goldstone)
1981 Fort Apache, the Bronx (Le policeman) (Petrie)
Absence
of Malice (Absence de malice) (Pollack)
1982 The Verdict (id.) (Lumet)
1983 Harry and Son (L'affrontement) (Newman)
1986 The Color of Money (La couleur de l'argent)
(Scorsese)
1989 The Shadow Makers (Les maîtres de l'ombre)
(Joffé)
Blaze
(id.) (Shelton)
1990 Mr. and Mrs. Bridge (Mr. et Mrs. Bridge)
(Ivory)
1994 The Hudsucker Proxy (Le grand saut) (Coen)
1995 Nobody's Fool (Un homme presque parfait)
(Benton)
1997 Twilight (L'heure magique) (Benton)
1998 Where the Money Is (En toute complicité)
(Kanievska)
2002 Road to Perdition (Les sentiers de la
perdition) (Mendes)