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Stanislas Merhar

 

Fils d'une journaliste française et d'un metteur en scène de théâtre slovène ayant longtemps œuvré dans son pays natal, Stanislas Merhar a vu le jour à Paris le 23 janvier 1971. Musicien depuis l'enfance, il étudie le piano à l'Ecole normale de musique de Paris, jusqu'à atteindre un très bon niveau. Pourtant, vers 20 ans, il décide de tout abandonner et d'embrasser la noble carrière de doreur sur bois, une profession artisanale dans laquelle il s'épanouit pleinement jusqu'à ce qu'un hasard le mette sur le chemin de Dominique Besnehard, lequel le remarque dans un café parisien et le fait venir sur le casting de Nettoyage à sec. Quelques mois plus tard, le jeune homme est sélectionné pour ce film d'Anne Fontaine, dans le rôle d'un transformiste qui bouleverse la vie d'un couple de teinturiers. Une œuvre dérangeante qui donne déjà une bonne idée du personnage affectionné par Merhar : silhouette étrange et ambiguë, personnage hâve et silencieux... N'empêche que sans avoir jamais pris le moindre cours d'art dramatique, il décroche le César du Meilleur espoir masculin pour ce film, enchaînant un an plus tard avec Les savates du Bon Dieu de Jean-Claude Brisseau, dans lequel il campe un petit braqueur de banlieue pris dans une spirale de violence.

S'il participe ensuite très brièvement à La lettre de Manoel de Oliveira (encore un voyou de banlieue), le comédien retrouve le haut de l'affiche avec Furia, film d'anticipation qui prend pour cadre une société violente et paranoïaque, mais passé inaperçu, au même titre que le pourtant excellent Franck Spadone, dans lequel Merhar excelle dans l'art de jouer les pickpocket, et La captive, étrange adapatation du roman de Proust par Chantal Akerman.

Loin des spotlights, le jeune comédien tourne aussi en Italie à deux reprises, d'abord un film sur les Croisés, I cavalieri che fecero l'impresa de Pupi Avati, puis un road-movie entre l'Italie et la Suède, Nobel. Deux films resté inédits en France, tout comme le franco-anglais Merci docteur Rey, tourné à Londres aux côtés de Jane Birkin et Dianne Wiest. Une comédie (la première pour Merhar) où il tient le rôle d'un jeune gay. Mais pour l'heure, le voici qui partage l'affiche d'Adolphe avec Isabelle Adjani, dans le peu reluisant rôle-titre d'un homme cruel et lâche, qui séduit une femme puis fait tout pour s'en faire désaimer.

 

FILMOGRAPHIE

 

1997 Nettoyage à sec (Fontaine)

 

1998 Les savates du Bon Dieu (Brisseau)

 

1999 Furia (Aja)

 

                La lettre (Oliveira)

 

                Franck Spadone (Bean)

 

                La captive (Akerman)

 

2000 Nobel (Carpi)

 

                I cavalieri che fecero l'impresa (Avati)

 

2001 Merci docteur Rey (Litvack)

 

2002 Adolphe (Jacquot)