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Kad Merad
Kad (Kaddour Merad de son vrai
nom) est né le 27 mars 1964 à Sidi Bel Abbes, en Algérie. Rentré an France avec
tous les expatriés, il passe son enfance à Balbigny (département de la Loire),
puis s'installe en région parisienne, à Ris-Orangis. Passionné par le théâtre
et par la musique, il s'essaye adolescent au rock'n roll, en montant divers
groupes, “ Les Cravates ” et “ Hystérésis ”, pour lequel il
fait office de chanteur puis de batteur. Elève peu doué, il change de lycée
très fréquemment, mais finit par décrocher un BEP, puis un CAP de commerce
avant de galérer à la recherche d'un job. C'est au retour d'un voyage de trois
mois en Algérie qu'il décide de postuler au Club Med, en compagnie de son
groupe “ Gigolos Brothers ”, pour y faire des animations. Cela durera
deux ans, à l'issue desquels il entre au cours de théâtre professé par
Jacqueline Duc où il restera trois ans à jouer des classiques de Molière,
Racine, Feydeau et Victor Hugo. Toujours tenté par l'animation, il décide ensuite
de s'orienter vers la radio et entre à Oui FM, où il finit, un an plus tard,
par animer l'émission "Rock'n'Roll circus" avec Olivier Baroux, dit
Olivier. L'aventure dure cinq ans, et dès lors, la paire Kad & Olivier ne
se lâchera plus, et passant de la radio à la télévision sous l'égide de
Jean-Luc Delarue, qui leur laisse quelques minutes d'improvisation dans ses
émissions "Déjà dimanche" et "C'est l'heure". Toujours en
chœur, Kad et Olivier conçoivent également une sitcom, "Les 30 dernières
minutes", sur la préparation d'une émission de télé.
En 1998, ils se produisent au Café
de la Gare dans "Capri, c'est fini", une pièce produite par Delarue
et Dominique Farrugia, puis acquièrent leurs véritables galons de gloire en
animant, sur la chaîne câblée Comédie!, leur émission phare, "La grosse
émission", où leurs sketches délirants font désormais partie du patrimoine
culte (urel) de la télévision française. A partir de septembre 2000, leur
feuilleton "Qui a tué Pamela Rose ?", réalisé en direct du plateau de
"La grosse émission", tient les spectateurs en haleine. Au point
qu'ils décident d'en faire un film, Mais qui a tué Pamela Rose ?,
délirante et très soignée parodie de thriller, dans laquelle Kad incarne
Bullit, un agent du FBI un peu décavé et aux manières peu orthodoxes. Mais le
cinéma n'est pas une première pour le comédien qui, outre de nombreux courts
métrages (dont Faute de grive, réalisé par Patrick Bosso), est apparu en
biker chevelu dans La grande vie !, en patron d'une maison de disques
dans La beuze et en médecin légiste dans Le pharmacien de garde.
Mais c'est avec sa participation aux Choristes de Christophe Barratier
que Kad, par la force des choses, obtiendra son plus gros succès en salle. En
pion vachard avec la raie au milieu, il n'est pas tout à fait dans le registre
comique et cela lui allait plutôt bien. Il revient en revanche dans le rôle
haut en couleur du bon génie de la lampe dans Iznogoud, répondant au
doux nom de… Ouzmoutousouloubouloubombê. 2006 est riche en projets, et, outre Un
ticket pour l'espace, qu'il a coécrit avec Julien Rappeneau et son complice
Olivier, il a joué dans le premier film de Pierre-François Marin-Laval, Essaye-moi.
Dernièrement, on l’a aperçu en postulant bachelier dans Les irréductibles
aux côtés de Jacques Gamblin. Dans Je vais bien, ne t’en fais pas, il
interprète le père de Lili (Mélanie Laurent) et aborde un registre plus sombre
et dramatique. On le verra prochainement dans la nouvelle comédie d’Olivier
Doran, Les acculés aux côtés de Bruno Solo et François Berléand pour une
randonnée entre amis qui se devrait se transformer en cavale.
FILMOGRAPHIE
2001 La grande vie ! (Dajoux)
2002 Le pharmacien de garde
(Veber)
La
beuze (Sorriaux, Desagnat)
2003 Mais qui a tué Pamela Rose ?
(Lartigau)
Rien
que du bonheur (Parent)
Les
clefs de bagnole (Baffie)
2004 Les choristes (Barratier)
Les
Dalton (Haïm)
2005 Iznogoud (Braoudé)
2006 Je vais bien, ne t'en fais
pas (Lioret)
Les
oiseaux du ciel (De Latour)
J'invente
rien (Leclerc)
Essaye-moi
(Martin-Laval)
Un
ticket pour l'espace (Lartigau)
Les
Irréductibles (Renaud Bertrand)
La tête de
maman (Tardieu)
Les
acculés (Doran)
Irrésistible
(Jolivet)