<< : >> |
Mathilde
Seigner
Mathilde Seigner, née en 1968, est la petite-fille
de Louis Seigner, pilier de la Comédie-Française, la nièce de la comédienne
Françoise Seigner et la sœur cadette d'Emmanuelle Seigner. Ouf ! Difficile
de se faire un prénom au milieu d'une famille aussi prestigieuse ? Pas
tant que ça puisque Mathilde ne cesse plus de tourner depuis ses débuts sur
grand écran, en 1993, après avoir suivi une formation au cours Florent. Premier
rôle dans l'ombre de sœurette dans Le sourire, de Claude Miller, puis
Mathilde explose dans le rôle d'une ouvrière, jeune mère d'une adolescente dans
le très joli Rosine, de Christine Carrière. Un rôle en demi-teinte qui
ne laisse pas présager du caractère bouillonnant de la comédienne, qui impose
en quelques films une figure forte en gueule et haute en couleur, à l'image de
la serial-killeuse de Francorusse, de la transformiste ès-Johnny
Hallyday de Nettoyage à sec, de la ravissante idiote de Vive la
république ! et, surtout, de l'épileuse de choc de Vénus Beauté
(Institut), qui lui vaut finalement la reconnaissance du grand public. Au
théâtre, elle s'est illustrée dans des classiques tels que "Le médecin
malgré lui", "L'avare", "Les fourberies de Scapin" ou
"Les caprices de Marianne", mais aussi dans des pièces plus
contemporaines, comme "Et s'il n'en restait qu'un", de Françoise
Dorin.
Mais le cinéma lui rend bien un amour qui va
croissant : présentatrice météo vedette qui revient dans sa ville natale
dans le doux-amer Le bleu des villes, elle est une femme trompée par un
mari qui lui préfère sa mère dans Belle maman, et une actrice porno en
pleine crise existentielle dans Le cœur à l'ouvrage. Alitée dans une
chambre d'hôpital mais pleine d'allant dans La chambre des magiciennes,
elle doit résister au charme vénéneux de Sergi Lopez dans Harry, un ami qui
vous veut du bien, et aux acidités proférées par un vieux paysan (Michel
Serrault) alors qu'elle rachète sa ferme dans Une hirondelle ne fait pas le
printemps. Un peu noyée dans le chœur des comédiens du Lait de la
tendresse humaine, Mathilde Seigner se fait aujourd'hui kidnapper son
enfant par une femme atteinte de la “maladie du roi George” dans Betty
Fisher et autres histoires, réalisé par son metteur en scène fétiche,
Claude Miller (troisième film en commun).
FILMOGRAPHIE
1993 Le sourire (Miller)
Rosine
(Carrière)
1995 Mémoires d'un jeune con (Aurignac)
1996 Portraits chinois (Dugowson)
Francorusse
(Miansarow)
1997 Nettoyage à sec (Fontaine)
Vive
la République ! (Rochant)
1998 Vénus Beauté (Institut) (Marshall)
Le
bleu des villes (Brize)
Belle
maman (Aghion)
1999 Le temps retrouvé (Ruiz)
Le
cœur à l'ouvrage (Dussaux)
2000 Harry, un ami qui vous veut du bien (Moll)
La
chambre des magiciennes (Miller)
Une
hirondelle a fait le printemps (Carion)
2001 Le lait de la tendresse humaine (Cabrera)
Betty
Fisher et autres histoires (Miller)