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Michel Muller
Michel Muller est né à Vienne, en Autriche. Après
avoir enseigné les maths pendant deux ans et s'être fait promptement jeter de
l'Education Nationale (le rigolo avait osé donner des cours habillé en... père
Noël !), il commence à écrire des sketches. Le premier soir qu'il jouait
au Café de la Gare, il est accosté par quelqu'un qui se présente et exprime son
intérêt : il s'agit de Claude Martinez, le producteur des Inconnus, de
Coluche, des Gypsy Kings, entre autres... Six mois plus tard, davantage de
sketches en poche, Muller revient voir Martinez qui lui propose illico
d'investir le Splendid : le début de carrière est donc fracassant pour le
petit bonhomme replet à tête de chien battu qui, au gré d'un spectacle, devient
la révélation comique du moment. Au programme : de l'humour bien noir,
bien méchant. Pendant un an, Michel Muller tourne sur Paris, entre la
Pépinière, Le Café de la Gare et le Splendid, il est invité de "Nulle part
ailleurs" deux fois et fait ses grands débuts au cinéma en petit (un chef
de gare) dans La voie est libre, puis continue dans le registre
ferroviaire en incarnant un jeune Juif polonais poursuivi par les Nazis et qui
entraîne tout le village dans une folle échappée sur rails dans Train de vie.
Après un nouveau petit rôle dans Cuisine américaine (un inspecteur des
impôts), Claude Berri lui offre de développer un scénario, mais d'abord, lui
propose un rôle dans Astérix et Obélix contre César : il sera donc
l'infâme Malosinus. Benêt irrécupérable (son registre fétiche) dans la comédie
noire Comme un poisson hors de l'eau, il tient la vedette, face à Smaïn,
de la comédie “gay” Recto/verso, naïf provincial qui rentre malgré lui
dans les combines de son cousin, animateur de télé déchu. On l'aperçoit
quelques instants dans Taxi 2 dans la séquence d'ouverture, dans le rôle
du mari d'une femme enceinte qui se fait escorter fissa à la clinique par ce
fou du volant de Daniel. La carrière de Michel Muller ne cesse par ailleurs de
prendre de l'ampleur : il emet d'un ton fielleux un billet d'humeur
massacrant sur l'invité du jour (et intitulé "Fallait pas l'inviter")
au cours de la toute dernière saison de "NPA" sur Canal+, et continue
à se produire sur scène. Il apparaît également au théâtre dans plusieurs pièces
aux côtés d'Henri Guybet ("Le voyageur de l'an 2000", "Drôle de
manoir"), avant de revenir seul sur scène dans un nouveau one-man-show.
Avec Wasabi, il décroche son premier grand rôle dans un film
d'envergure, et donne pour l'occasion la réplique à Jean Reno dans cette
comédie frano-nipponne produite par Luc Besson.
FILMOGRAPHIE
1997 La voie est libre (Clavier)
Train
de vie (Mihaileanu)
1998 Cuisine américaine (Pitoun)
Astérix
et Obélix contre César (Zidi)
Comme
un poisson hors de l'eau (Hadmar)
1999 Recto/Verso (Longval)
2000 Taxi 2 (Krawczyk)
Promenons-nous
dans les bois (Delplanque)
2001 Wasabi (Krawczyk)