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Lorànt Deutsch
Lorànt Deutsch, d'origine hongroise mais originaire
de la Sarthe, étudie très jeune (de 12 à 15 ans) le théâtre au centre culturel
de sa ville de Sablé-sur-Sarthe avant de monter à Paris, où on le voit fréquenter
la MJC du XIIIe arrondissement. Sa première passion est le football, mais à
l'âge des choix, Lorànt ne satisfait pas tout à fait aux exigences physiques
requises pour pratiquer ce sport à un niveau professionnel, et c'est donc son
penchant pour la comédie qui l'emporte. Nature, volubile, et surtout très doué,
il apparaît rapidement dans L'eau froide, d'Olivier Assayas, mais c'est
par la télévision que le jeune garçon se fait connaître. D'une part en tenant
un paquet de petits rôles dans des téléfilms ("Les intrépides",
tourné au Canada où il passera près de six mois, "Le retour des
intrépides", "Les faux frères"), mais surtout en tenant la
vedette d'une publicité pour Yop, où il drague de manière éhontée une jeune
fille en train de joeur au flipper. Ce n'est d'ailleurs pas son seul spot
puisque à ce jour, il en a tourné près d'une dizaine, dont un pour une campagne
contre la drogue, un autre luttant contre le tabac, et enfin deux autres
promouvant les vertus des fast-food Quick ou de Pepsi. Autant de produits
ciblés “jeunes” dont le comédien est, en cette fin des années 90, un
représentant très recherché.
Alors que pour le cinéma, il enchaîne les courts
métrages de Djamel Bensalah, Lorànt suit ce dernier dans l'aventure du premier
long, le déconnant Le ciel, les oiseaux et... ta mère !, dans
lequel il incarne un personnage qui lui sera longtemps fétiche, à savoir le
petit loulou de banlieue rouleur de mécaniques. Mais le jeune comédien gagne
ses véritables galons de vedette deux ans plus tard, en incarnant un des...
loulous de banlieue de Jet Set, sur le chemin de la gloire
médiatique aux basques de leur gourou, le comte de Segaffredo. L'an dernier
héros simultané de deux films, HS, dans lequel il incarnait un tueur à
gages de père en fils, et Un aller simple, où il se faisait passer,
auprès de Barbara Schulz et de Jacques Villeret, pour un “Homme Gris d'Irghiz”,
une tribu du Nord Sahara, Lorànt Deutsch est à l'affiche ce mois-ci de deux
comédies : il fait partie de la distribution du nouveau film de Djamel
Bensalah, Le raid, qui l'entraîne (avec une bande de loulous du 93,
joués par Roschdy Zem, Atmen Kelif, Julien Courbey...) vers de lointaines
contrées, sur un raid-aventure où il doit éliminer une riche héritière. Et puis
on le retrouve dans le film de Fabien Onteniente, Trois zéros, où Lorànt
réalise son rêve, celui d'incarner un footballeur professionnel. Tout cela sans
compter qu'il n'arrête pas à la télévision, puisqu'on l'a vu successivement
dans des épisodes de "H", d'"Evamag", des
"Bœufs-carottes", des "Cordier, juge et flic" ou encore de
"Madame le proviseur" et la série quotidienne "Caméra
café", alors même que viennent de s'achever les prises de vues de L'inconnu,
première réalisation de Vincent Buffé où Lòrant a pu retrouver Barbara Schulz.
FILMOGRAPHIE
1994 L'eau froide (Assayas)
1998 Le ciel, les oiseaux et... ta mère !
(Bensalah)
1999 Peut-être (Klapisch)
Là-bas...
mon pays (Arcady)
L'envol
(Suissa)
2000 Jet set (Onteniente)
Un
aller simple (Heynemann)
HS
(Lilienfeld)
2001 Le raid (Bensalah)
Trois
zéros (Onteniente)
2002 L'inconnu (Buffé)