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Jalil Lespert

 

Après des études de droit interrompues en 1994, Jalil Lespert, né à Paris en 1976, et fils d'une avocate et d'un comédien, tâtera du cinéma pour la première fois avec le court métrage de Laurent Cantet Jeux de plage où il retrouvait justement son père. Après une autre collaboration avec le cinéaste à l'occasion du téléfilm “Les Sanguinaires”, il tiendra son premier rôle dans un long dans Nos vies heureuses de Jacques Maillot avant de devenir – encore pour Laurent Cantet – dans Ressources humaines un jeune homme confronté aux perversités du monde du travail lorsqu'il se retrouve à collaborer avec l'équipe dirigeante d'une entreprise d'où son père risque d'être licencié. Le film permet au jeune acteur de remporter le César du Meilleur jeune espoir masculin. Apprenti footballeur amoureux d'une femme plus âgée que lui dans Un dérangement considérable de Bernard Stora, Jalil, qui s'était jusque-là forgé une carrière faite de rôles à haute teneur sociale, va un peu modifier ses emplois en tenant un second rôle dans Sade de Benoît Jacquot aux côtés de Daniel Auteuil et d'Isild Le Besco. Il se fait fils d'Italien rattrapé par le fascisme dans Bella Ciao, chauffeur de bus sympathisant avec une jeune immigrée dans Inch'allah dimanche de Yamina Benguigui, puis apparaît aux côtés de Leelee Sobieski dans le pittoresque L'idole de Samatha Lang. Après Vivre me tue où Jalil Lespert incarnait un étonnant amateur de body-building qui rêvait de faire la couverture du "Monde du muscle", l'acteur est apparu au générique de l'opérette filmée par Alain Resnais Pas sur la bouche, puis en galérien de haut vol dans la comédie Les amateurs, de Martin Valente, avec Lorànt Deutsch. Après avoir incarné un jeune inspecteur de police qui va devoir enquêter sur une mystérieuse histoire de disparition dans une bien sombre Bretagne, dans L'ennemi naturel, de Pierre-Erwan Guillaume, il campe ensuite un jeune journaliste idéaliste au chevet d’un François Mitterrand subclaquant dans Le promeneur du Champ de Mars de Robert Guediguian. Aujourd'hui, il est le héros maladroit de Virgil, boxeur amateur tout dingo qui, le temps d'un film, va devoir reconquérir les rings, la confiance de son père malade et le cœur d'une jeune fille pas facile à apprivoiser. Beau programme !

 

 

FILMOGRAPHIE

 

1997 Les sanguinaires (Cantet)

 

1998 Nos vies heureuses (Maillot)

 

1999 Ressources humaines (Cantet)

         Un dérangement considérable (Stora)

 

2000 Sade (Jacquot)

         Bella Ciao (Giusti)

 

2001 Inch'allah dimanche (Benguigui)

         L'Idole (Lang)

 

2002 D'un monde à l'autre (Berthaud)

         Vivre me tue (Sinapi)

 

2003 Pas sur la bouche (Resnais)

         Les amateurs (Valente)

 

2004 L'ennemi naturel (Guillaume)

         Le promeneur du Champ de Mars (Guediguian)

 

2005 Le petit lieutenant (Beauvois)

         Virgil (El Mechri)