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John Leguizamo
Né le 22 juillet 1965 à Bogota, en Colombie, John
Leguizamo est élevé à New York dans le Queens et fait ses classes chez Lee
Strasberg ainsi qu'à l'université de New York. Il apprend à jouer devant une
caméra à l'occasion d'un épisode de "Deux flics à Miami", puis au
cinéma, sous la tutelle de Brian De Palma dans Outrages, en 1989, où il
est l'un des G.I.s qui participe au viol d'une jeune Vietnamienne, sous les
ordres de Sean Penn. S'il poursuit sa carrière sur grand écran avec des rôles
secondaires (A propos d'Henry, Revenge, 58 minutes pour vivre, Intimes
confessions...) – voire tertiaires – c'est surtout au théâtre
qu'il brille. En tant qu'acteur bien sûr, mais surtout en tant qu'auteur. Car
lorsqu'en 1991 il écrit et monte "Mambo Mouth", il ne s'attend
sûrement pas à devenir le chouchou des critiques. Fort de ce succès, John
récidive l'année suivante dans un second one-man-show intitulé
"Spic-O-Rama". Filmée par HBO, la pièce remporte un large succès
public et une flopée de récompenses, dont l'insigne honneur d'avoir un
"John Leguizamo Day" institué par le Gouverneur de l'Illinois le 15
mars 1992 ! Le cinéma commence enfin à vraiment s'intéresser à lui (De
Palma le fait à nouveau tourner dans L'impasse et il hérite d'un rôle de
premier plan dans Super Mario Bros, l'une des premières adaptations ciné
d'un jeu vidéo), et la presse étrangère le cite au Golden Globe du Meilleur
decond rôle masculin, pour sa prestation en drag-queen face à Wesley Snipes
dans Extravagances, remake ricain édulcoré de Priscilla, folle du
désert. Mais le véritable coup d'envoi de sa carrière se fait toujours
attendre, en dépit de prestations honorables : dans Roméo + Juliette, il
incarne le sanguin et violentissime Tybalt, dans Le fan il se fait
zigouiller dans les vestiaires par Bob de Niro, et le voilà ensuite Clown
malfaisant manipulant Spawn, et surtout punk traître à la cause de son
pote Adrian Brody embarqué par Spike Lee dans Summer of Sam. Après avoir
prêté son timbre à l'un des héros du dessin animé Titan A.E., on le
retrouve en Toulouse-Lautrec d'opérette dans le Moulin Rouge de Baz
Luhrmann, et l'acteur aligne pas moins de cinq films pour cette année, dont What's
the Worst That Could Happen, une comédie avec Danny DeVito, et le thriller Collateral
Damage, d'Andrew Davis, avec Schwarzie. Pour l'heure, c'est encore et
toujours en dehors du grand écran qu'il connaît la célébrité, puisqu'il hérite
en 1995 de "House of Buggin", la première émission télé de variétés
latino, et qu'en 1998, son one-man-show baptisé "Freak" est nommé au
Tony Award du Meilleur spectacle et du Meilleur interprète.
FILMOGRAPHIE
1985 Mixed Blood (Cocaïne) (Morrissey)
1989 Casualties of War (Outrages) (De Palma)
1990 Street Hunter (Gallagher)
Die
Hard 2 (58 minutes pour vivre) (Harlin)
Revenge
(id.) (T. Scott)
1991 Regarding Henry (A propos d'Henry) (Nichols)
Out
For Justice (Flynn)
Hangin'
with the Homeboys (Vasquez)
1992 Whispers in the Dark (Intimes confessions)
(Crowe)
1993 Night Owl (Patrick)
Carlito's
Way (L'impasse) (De Palma)
Puerto
Rican Mambo (Model)
Super
Mario Bros (id.) (Morton, Hankel)
1995 To Wong Foo, Thanks for Everything ! Julie
Newmar. (Extravagances) (Kidron)
A
Pyromaniac's Love Story (Brand)
1996 Executive Decision (Ultime décision) (Baird)
The
Fan (Le fan) (T. Scott)
William
Shakespeare's Romeo and Juliet (Roméo + Juliette) (Luhrmann)
1997 The Pest (Miller)
Spawn
(id.) (Dippe)
A
Brother's Kiss (Rosenfeld)
1998 Body Count (Spruill)
Frogs
for Snakes (Poe)
Doctor
Dolittle (Dr Dolittle) (Thomas)
1999 Joe the King (Whaley)
Summer
of Sam (id.) (Lee)
2000 King of the Jungle (Rosenfeld)
Moulin
Rouge (id.) (Luhrmann)
2001 What's the Worst That Could Happen (Weisman)
Zigzag
(Goyer)
Collateral
Damage (Davis)
Empire
(Reeves)
Point
of Origin (Sigel)