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Cédric Klapisch
Né à paris le 4 septembre 1961,
Cédric Klapisch, son bac D en poche, suit les cours d'hypokhâgne et de khâgne,
où il se spécialise dans la philosophie. Mais l'appel du 7e Art est plus fort
que Spinoza, et Klapisch se tourne vers des études de cinéma. Après une licence
et une maîtrise, il part à New York, où il obtient à la New York University
(même promo que Todd Solondz) un Graduate Film School Masters of Fine Arts.
C'est là-bas qu'il réalise ses premiers courts métrages. Glamour toujours,
Un, deux, trois, mambo et Jack le voyeur en 1984, et In transit
en 1986. Ce dernier lui vaudra par ailleurs plusieurs prix dans divers
festivals (Grenoble, Lille et Clermont-Ferrand). En 1989, de retour en France,
Klapisch réalise son cinquième court, Ce qui me meut, faux documentaire
humoristique sur Etienne-Jules Marey, couvert lui aussi couvert de récompenses
et qui sort en salle en première partie de La vie des morts de Desplechin. En
parallèle, Klapisch se voit confier des films institutionnels, ainsi qu'un
documentaire ethnologique sur les Masaï du Kenya. En 1992, il met enfin en
scène son premier long, Riens du tout, la vie d'un grand magasin dans
lequel figurent Jean-Pierre Darroussin, Karin Viard, Fabrice Luchini et
Zinedine Soualem. C'est l'année suivante que Klapisch connaît la consécration
avec Le péril jeune, chronique sur la jeunesse des 70's, une commande
passée par Arte et qui était au départ destinée à devenir un simple téléfilm.
Au milieu des jeunes acteurs figurent Romain Duris, Vincent Elbaz ou encore
Elodie Bouchez. Un véritable succès critique et public viendront couronner ce
Péril-là. Mais Klapisch ne s'arrête pas là : sa comédie de quartier Chacun
cherche son chat (en 1995) et, l'année suivante, Un air de famille,
une adaptation de la pièce de Jean-Pierre Bacri et Agnès Jaoui, viendront
conforter le jeune réalisateur dans sa position de jeune prodige du cinéma
populaire français. Pour Peut-être, une comédie d'anticipation, Klapisch
a réuni les fidèles (Duris, Elbaz, Bacri, Soualem), auxquels sont venus se
greffer Jean-Paul Belmondo et Julie Gayet. Un pari ambitieux alliant comédie et
science-fiction, réflexion à la fois légère et profonde sur la paternité et le
temps qui passe, mais un demi-succès seulement pour le réalisateur, qui rebondit
ensuite à nouveau sur l'analyse de mœurs générationnelle via L'auberge
espagnole. Ou comment l'Europe est en train de se fabriquer via le
programme d'échanges universitaires Erasmus. En première ligne, Romain Duris,
alter ego du réalisateur, qui tourne son quatrième film avec Cédric Klapisch,
le film devenant le gros succès français de l'été en salle. Mais Cédric
Klapisch ne chôme pas puisque sort dans la foulée son film suivant, Ni pour
ni contre, bien au contraire, un film noir qui réunit Vincent Elbaz (un des
piliers du Péril jeune) et Marie Gillain laquelle entre dans un gang de
malfaiteurs alors que rien ne l'y prédisposait. Retour aujourd'hui au temps de
l'Auberge espagnole avec sa suite, Les poupées russes, où l'on retrouve
les héros de Barcelone au mariage de l'un d'eux à Saint-Pétersbourg, Romain
Duris en tête, dont la relation de film en film avec Klapisch fait de plus en
plus penser à celle qui unissait François Truffaut et Jean-Pierre Léaud… Pas
mal.
FILMOGRAPHIE
1992 Riens du tout
1993 Le péril jeune
1995 Chacun cherche son chat
1996 Un air de famille
1999 Peut-être
2001 L'auberge espagnole
2002 Ni pour ni contre, bien au
contraire
2005 Les poupées russes