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Deborah Kara Unger

 

Deborah Kara (un second prénom qu'elle fait ajouter de temps en temps à certains génériques) Unger est née au Canada, à Vancouver, en 1966. Elle a d'abord étudié au prestigieux Australian Institute of Dramatic Art de Sydney (elle fut d'ailleurs la toute première Canadienne à y être acceptée) puis, après son diplôme, débute à la télévision dans la série "Bangkok Hilton", aux côtés de Nicole Kidman et Denholm Elliot. C'est dans Prisoners of the Sun qu'elle effectue ses débuts au cinéma, un rôle qui suivi par une prestation remarquée dans Intimes confessions, aux côtés d'Alan Alda et d'Annabella Sciorra. En 1996, le grand public la découvre dans Crash, de David Cronenberg, où elle dévoilait avantageusement ses charmes glacés dans quelques scènes torrides avec James Spader. On est immédiatement conquis par le charme vénéneux d'une comédienne dont on sait alors peu de choses... Après un rôle de femme au foyer plutôt ingrat, mais dont elle se sortait plus que bien dans No way home, la mystérieuse Canadienne connaît un nouveau grand succès public en incarnant une agent double au service d'une mystérieuse société de jeu dans The game. Depuis, elle est apparue en ex-épouse de Mel Gibson dans Payback, traîtresse sur la voie de la rédemption qui se suicide par overdose, et a récemment accumulé les tournages : outre la grande fresque historique Sunshine, qui la voit partager la vedette avec Ralph Fiennes, on la verra ensuite à l'affiche de deux films : d'abord Hurricane Carter, où elle déploie tous ses talents pour faire sortir de prison un boxeur condamné à tort pour un triple meurtre, puis de Signs & wonders, un thriller signé Jonathan Nossiter dans lequel elle interprète la maîtresse d'un homme d'affaires américain basé à Athènes. Des rôles de femmes troubles une fois sur deux, sans doute dus à un physique de femme fatale à l'étrange regard, bleu et profond. On attendait la suite avec une impatience difficilement dissimulée... et elle s'est faite un temps attendre ! Hormis une apparition trash dans le très noir Salton Sea et une autre, encore plus trash en mère larguée dans Thirteen, les rôles semblent s'être réduits à peau de chagrin. Et pourtant, son charme insolite est intact et inspire visiblement à nouveau les cinéastes puisqu'elle a enchaîné pas moins de neuf films en deux ans, dont Between Strangers avec Sophia Loren, Leo avec Joseph Fiennes, un polar (Fear X), une satire du milieu du cinéma (Hollywood Noth), deux drames (Emile avec Ian McKellen et Love Song for Bobby Long, aux côtés de John Travolta), un cyber-thriller (One Point O), un fantastique enfin, White Noise, où Michael Keaton est contacté par son épouse défunte.

 

FILMOGRAPHIE

 

1990 Prisoners of the Sun (Wallace)

                Breakaway (McLennan)

                Till' There Was You (Seale)

 

1992 Whispers in the Dark (Intimes confessions) (Crowe)

 

1994 Highlander III : The Sorcerer (Highlander III) (Morahan)

 

1996 No Way Home (id.) (Giovinazzo)

                Keys to Tulsa (Greif)

                Crash (id.) (Cronenberg)

 

1997 The Game (id.) (Fincher)

 

1998 Luminous Motion (Gordon)

                Sunshine (Szabo)

                Payback (id.) (Helgeland)

 

1999 The Weekend (Skeet)

                Signs & Wonders (id.) (Nossiter)

                The Hurricane (Hurricane Carter) (Jewison)

 

2002 The Salton Sea (Salton Sea)

                Between Strangers (Ponti)

                Leo (Norowzian)

 

2003 Thirteen (id.) (Hardwicke)

                Fear X (Refn)

                Hollywood North (O'Brian)

                Stander (B. Hughes)

                Emile (Bessai)

                One Point O (Renfroe, Thorrson)

Love Song for Bobby Long (Gabel)

                White Noise (Sax)