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 Ed Harris

 

C'est à Tenafly (New Jersey), le 28 novembre 1950, qu'est né Edward Allen Harris. Pendant sa scolarité, il se fait remarquer pour ses compétences sportives, notamment en base-ball et en football américain. Il obtient même une bourse pour aller faire du foot à l'université de Columbia, à New York, mais après une année, son intérêt pour le ballon ovale s'estompe, et il abandonne alors tout pour rejoindre ses parents dans l'Oklahoma, où il rejoint les rangs de l'université locale. C'est là que son goût pour le théâtre commence à se faire sentir, d'abord en tant que simple spectateur, puis comme comédien. Harris quitte l'université à nouveau avant d'avoir obtenu son diplôme, mais cette fois pour se lancer dans la vie active : de nombreux petits rôles dans les théâtres locaux font enfin place à un premier rôle, celui du roi Arthur dans "Camelot".

Au début des années 70, il rejoint Los Angeles où il obtient une licence au California Institute of the Arts. Il s'illustre, à l'occasion, dans de nombreux spectacles semi-amateurs, comme "Doux oiseaux de jeunesse" et "Un tramway nommé Désir" de Tennessee Williams, ou bien encore "L'Ouest, le vrai" de Sam Shepard. Récompensé pour de nombreuses compositions sur les planches, Ed Harris débute au cinéma dans Morts suspectes, de Michael Crichton. Bientôt spécialisé dans les seconds rôles forts et virils, c'est dans le space-opera L'étoffe des héros que ses yeux bleus commencent à faire des ravages. Il y tient le rôle de John Glenn, astronaute paré au décollage, alors que celui-ci tarde à venir. Le film marche moyennement aux Etats-Unis, reléguant le comédien (qui fait pourtant le couverure de "Newsweek") aux seconds rôles de luxe : il est ainsi du film de guerre Under fire, avant de donner dans la romance campagnarde Les saisons du cœur. Mari jaloux du succès de sa Patsy Cline de femme dans Sweet dreams, c'est Abyss, dont il est l'un des valeureux héros, qui assied définitivement la notoriété du comédien. Abonné aux grosses productions, on le remarque en agent double face à Tom Cruise dans La firme, en coordinateur de la mission spaciale Apollo 13 (il est cité à l'Oscar et au Golden Globe pour ce rôle), en général pas sympa dans Rock, en serial-killer dans Juste cause ou bien encore en conspirateur dans Nixon. Répartissant sa carrière entre théâtre (où il rencontre un vif succès), télévision (il produit et joue dans des téléfilms) et cinéma, il était Christof, maître de cérémonie et réalisateur du terrifiant reality-show au cœur de The Truman Show, de Peter Weir. Retour sur une note plus intimiste avec le rôle d'un homme divorcé, pris au cœur d'une tempête entre son ex-femme et sa nouvelle dans Ma meilleure ennemie, avant de faire briller ses iris céruléens dans Stalingrad – Enemy at the gates, où, tireur d'élite allemand, il se livre à un duel sans merci face au sniper russe joué par Jude Law. Acteur secret, que l'on dit facilement irascible, marié à la comédienne Amy Madigan, Ed Harris a réalisé son premier film, Pollock, sur la vie du fameux peintre qui a inventé l'action-painting. Il y tient évidemment le rôle-titre. Après avoir joué un colonel dans Buffalo soldiers, qui se déroule à Berlin, dans une garnison américaine, juste avant la chute du Mur, il devient agent du renseignement américain qui parasite l'esprit embrumé de Russell Crowe dans Un homme d'exception de Ron Howard.

Alors qu'a été présenté en janvier à Sundance Masker & Anonymous avec Bob Dylan, et que bientôt sortira The Human Stain de Robert Benton, où Ed Harris deviendra vétéran du Vietnam et accessoirement mari violent de Nicole Kidman, l'acteur apparaît aujourd'hui dans The hours de Stephen Daldry (où Nicole Kidman, affublée d'un pif en latex, officie également), composant pour l'occasion un poète new-yorkais rongé par le sida et ami de Meryl Streep. Le comédien a récemment terminé le tournage de Radio, où il incarnera un brillant coach de football américain pendant les dix années qu'il passera dans une petite ville de Caroline du Sud, côtoyant un type un peu demeuré (Cuba Gooding, Jr.), objet de toutes les moqueries et se liant d'amitié avec lui.

 

FILMOGRAPHIE

 

1978 Coma (Morts suspectes) (Crichton)

 

1980 Borderline (Chicanos, chasseur de têtes) (Freedman)

 

1981 Knightriders (Romero)

 

1982 Creepshow (id.) (Romero)

 

1983 The Right Stuff (L'étoffe des héros) (Kaufman)

 

                Under Fire (id.) (Spottiswoode)

 

1984 Swing Shift (Demme)

 

                Places In the Heart (Les saisons du cœur) (Benton)

 

1985 Alamo Bay (id.) (Malle)

 

                A Flash of Green (Nunez)

 

                Sweet Dreams (id.) (Reisz)

 

                Code Name : Emerald (Sanger)

 

1987 Walker (id.) (Cox)

 

1988 To Kill a Priest (Le complot) (Holland)

 

                Jacknife (id.) (Jones)

 

1989 The Abyss (Abyss) (Cameron)

 

1990 State of Grace (Les anges de la nuit) (Joanou)

 

1991 Paris Trout (Rage) (Gyllenhaal)

 

1992 Glengarry Glen Ross (Glengarry) (Foley)

 

1993 The Firm (La firme) (Pollack)

 

                Needfull things (Le bazar de l'épouvante) (Heston)

 

1994 China Moon (Lune rouge) (Bailey)

 

                Milk Money (La surprise) (Benjamin)

 

1995 Just Cause (Juste cause) (Glimcher)

 

                Apollo 13 (id.) (Howard)

 

1996 Nixon (id.) (Stone)

 

                Eye For an Eye (Au-delà des lois) (Schlesinger)

 

                The Rock (Rock) (Bay)

 

1997 Absolute Powers (Les pleins pouvoirs) (Eastwood)

 

1998 The Truman Show (id.) (Weir)

 

                Stepmom (Ma meilleure ennemie) (Columbus)

 

1999 The Third Miracle (Holland)

 

                Pollock (Harris)

 

2000 The Prime Gig (Mosher)

 

                Enemy at the Gates (Stalingrad – Enemy at the gates) (Annaud)

 

2001 Buffalo Soldiers (Jordan)

 

                A Beautiful Mind (Un homme d'exception) (Howard)

 

2002 The Hours (id.) (Daldry)

 

                Masked & Anonymous (Charles)

 

                The Human Stain (Benton)

 

2003 Radio (Tollin)