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Julie Gayet

 

Julie Gayet est née en 1973. Elevée dans les milieux artistiques parisiens (sa mère travaille dans le monde du cinéma), elle alterne, une fois le bac obtenu, les études et des cours d'histoire de l'Art, de danse, de théâtre, de cirque et de chant. Puis elle laisse tout tomber, gagne sa vie en vendant des vêtements et en servant dans une boîte de nuit. Un jour, elle débarque sur le tournage de Bleu, de Kieslowski, où elle fait de la figuration et travaille à la régie. Suit une silhouette (une jeune fille dans le métro) dans L'histoire du garçon qui voulait qu'on l'embrasse, et un rôle plus consistant (une équilibriste) dans le très potache A la belle étoile, et en 1995, Julie Gayet décroche le pompon en étant sélectionnée par Agnès Varda pour tenir le rôle principal des Cent et une nuits, soit celui d'une jeune journaliste dont la mission est d'aller interroger les souvenirs de monsieur Cinéma. Arborant le look Danielle Darrieux 1940 (robe d'été à fleurs, grandes boucles blondes), Julie Gayet signe là son pacte pour le vedettariat, puisque, même si le film est un échec public, la jeune comédienne ne quittera plus l'écran par la suite. Epouse de Serge Hazanavicius dans Delphine : 1 – Yvan : 0 (Delphine, c'est elle), puis d'Antoine de Caunes dans Les 2 papas et la maman, elle délaisse finalement son image de jolie fille souriante pour le méga sordide Sélect Hôtel, de Laurent Bouhnik, dans lequel elle finit, camée jusqu'aux os, au fond d'un trou dans un terrain vague. Elle obtiendra le Prix Romy-Schneider pour l'occasion. En 1997, Julie apparaît en infirmière sensuelle dans le premier long de Nicolas Boukhrief, Le plaisir (et ses petits tracas), et dans le polar Ça ne se refuse pas. Outre son rôle de lesbienne trashy dans la comédie “coming out” Pourquoi pas moi ?, elle a enchaîné à bon rythme pas mal de films d'auteur à la sortie plus (Les gens qui s'aiment, Nag la bombe) ou moins confidentielle (La confusion des genres). Dans La turbulence des fluides, elle revient finalement au premier plan en partageant les interrogations mystiques de Pascale Bussières, puis joue une aveugle dont tombe amoureux un fanatique de la vidéo dans Ma caméra et moi. Si on l’a vue très récemment en apprentie-chanteuse dans la kitschissime comédie musicale Après la pluie, le beau temps, c’est en gourgandine des réseaux Internet qu’elle revient au premier plan de la comédie à la française dans Lovely Rita, Sainte Patronne des cas désespérés. L’occasion de partager pour la première fois l’affiche avec Christian Clavier.

 

FILMOGRAPHIE

 

1992 Bleu (Kieslowski)

 

1993 L'histoire du garçon qui voulait qu'on l'embrasse (Harel)

 

1994 A la belle étoile (Desrosières)

                Les cent et une nuits (Varda)

 

1995 Les menteurs (Chouraqui)

                Sélect Hôtel (Bouhnik)

                Les 2 papas et la maman (Smaïn, Longval)

 

1996 Delphine : 1 - Yvan : 0 (Faruggia)

 

1997 Ça ne se refuse pas (Woreth)

                Le plaisir (et ses petits tracas) (Boukhrief)

 

1998 Pourquoi pas moi ? (Giusti)

                Paddy (Mordillat)

 

1999 Les gens qui s'aiment (Tacchella)

                Nag la bombe (Milesi)

 

2000 La confusion des genres (Duran Cohen)

 

2001 Vertiges de l'amour (Chouchan)

 

2002 La turbulence des fluides (Briand)

                Ma caméra et moi (Loizillon)

                Novo (Limosin)

                Un monde presque paisible (Deville)

 

2003 Après la pluie, le beau temps (Schmidt)

                Lovely Rita, Sainte Patronne des cas désespérés (Clavier)