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Jacques Gamblin

 

Né le 16 novembre 1957 à Granville, dans la Manche, Jacques

Gamblin voit naître sa vocation de comédien en 1979. Il est

d'abord permanent au Centre dramatique de Caen, puis se

décide à monter à Paris, où il travaille notamment avec les

metteurs en scène Alfredo Arias, Jean-Louis Martinelli et

Charles Tordjman. De la scène, donc, dans des pièces de

Claudel ou Kafka, mais aussi de petits rôles dans des téléfilms,

et bientôt au cinéma. C'est Claude Lelouch qui le premier lui

fait véritablement confiance en lui offrant des rôles

(secondaires, mais remarqués) dans Il y a des jours... et des

lunes et La belle histoire. Une confiance qu'il concrétisera

définitivement avec l'un des rôles principaux de Tout ça...

pour ça !, aux côtés de Vincent Lindon. Excellent dans le

registre ahuri, décalé et légèrement dépassé par les événements,

Jacques Gamblin sera pour beaucoup dans le succès du film.

Par la suite, le comédien, qui mène un importante carrière

théâtrale de front, n'apparaît que dans de petites productions, à

l'image de la “comédie couture” Fausto ou du gentil polar

social Les braqueuses, avec Catherine Jacob. Retour ensuite

par la case Lelouch dans Les misérables et détour par

Marseille où il tient un des rôles principaux d'A la vie à la

mort, de Robert Guédiguian. Encore un rôle principal dans

Une histoire d'amour à la con, de Henri-Paul Korchia, mais

le film ne connaît qu'une distribution limitée. Finalement,

Pédale douce débarque sur les écrans et Jacques Gamblin fait

exploser de rire la France entière, avec l'aide, il faut bien le

dire, de Patrick Timsit ! Ecrivain en panne d'inspiration dans

Mauvais genre, clochard ambitieux dans Tenue correcte

exigée, il incarnait, dans Kanzo senseï de Shohei Imamura, un

blessé de guerre hollandais. Anecdote : c'est en le voyant dans

Pédale douce, où il incarnait un homme d'affaires le jour et

une drag-queen la nuit, que le réalisateur japonais a pensé à lui

pour le rôle ! Jacques Gamblin est par ailleurs écrivain et

acteur de one-man-shows (il a sillonné la France avec sa pièce

"Quincaillerie"). Accusé du meurtre d'une petite fille dans Au

cœur du mensonge, il connaît un grand succès populaire en

incarnant un simple d'esprit en parfaite communion avec la

nature dans Les enfants du marais. Comédien blasé et auteur

frustré dans la comédie sentimentale Mademoiselle, film pour

le quel il retrouve Sandrine Bonnaire (sa partenaire dans Au

cœur du mensonge), il vient d'achever Bella ciao, saga

illuminée sur fond d'immigration italienne, et tourne en ce

moment-même dans le nouveau film de Bertrand Tavernier,

Laissez-passer. Jacques Gamblin y tient le rôle d'un assistant

metteur en scène qui se fait engager dans une grande firme

cinématographique allemande, en 1944, afin de camoufler ses

activités de résistant.

 

FILMOGRAPHIE

 

1988 Périgord noir (Ribowski)

 

1989 Il y a des jours... et des lunes (Lelouch)

 

1990 Pour un coin de terre rouge (Heinrich)

 

      La belle histoire (Lelouch)

 

1991 Adio princesa (Da Costa)

 

      La femme à abattre (Pinon)

 

1993 Tout ça... pour ça (Lelouch)

 

      Les braqueuses (Salomé)

 

      Fausto (Duchemin)

 

1994 Les misérables (Lelouch)

 

      Une histoire d'amour à la con (Korchia)

 

      Au petit Marguery (Bénégui)

 

1995 A la vie, à la mort (Guédiguian)

 

      Mon homme (Blier)

 

      Pédale douce (Aghion)

 

1996 Tenue correcte exigée (Lioret)

 

1997 Mauvais genre (Benégui)

 

      Kanzo sensei (Kanzo senseï) (Imamura)

 

1998 Au cœur du mensonge (Chabrol)

 

1999 Les enfants du marais (Becker)

 

2000 Mademoiselle (Lioret)

 

2001 Bella ciao (Giusti)

 

      Laissez-passer (Tavernier)