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Marina Foïs
D’origine italienne, Marina Foïs débute
sa carrière au théâtre, où elle joue pendant une dizaine d’années, d’abord
toute seule comme une grande, puis avec la troupe comique The Royal Imperial
Green Rabit Company (qui deviendra quelque temps plus tard Les
Robins des Bois). Une troupe formée suite à la rencontre des différents
éléments qui la composent au cours de théâtre professé par Isabelle Nanty. Ladite troupe se fait remarquer à Fontainebleau en
1996 par Dominique
Farrugia, grâce “d’à peu près Alexandre Dumas”. Après leur avoir ouvert les
portes du Théâtre du Splendid pour y continuer les représentations, il les
embauche pour animer sa chaîne Comédie !,
et le petit groupe (parmi lesquels Pef, Elise Larnicol et Jean-Paul Rouve) ne
tarde guère à devenir une référence dans le nouveau
paysage comique français, tendance humour nonsensique, dans la lignée
des Nuls. Les Robins des Bois (dits les
Robins, c’est plus court) feront une vingtaine de sketches par mois dans
« La grosse émission », et ce pendant deux ans. Actrice souvent
insaisissable, le regard fièrement vitreux, sorte de Droopy au féminin, Marina
Foïs est incontestablement l’élément le plus décalé de la bande. Ses rôles
fétiches : Gouinette, pro des thérapies de groupe ou Gésée Bellebeure,
présentatrice de « Plongeons dans la France », mais surtout Sophie
Pétoncule, personnage d’une stupidité confondante obsédée par le regard des
hommes sur son fessier. Marina sera aussi la reine du feuilleton labellisé
“Robins” « La cape et l’épée », et en 2000, la troupe passe sur
Canal+ pour y continuer ses forfaits, dont la chronique « L’instant
norvégien », pour laquelle Marina enchaîne encore les personnages les plus
délirants.
Les débuts de la comédienne sur grand écran sont
paradoxalement assez anciens, puisque, dès 1994, Gérard Jugnot lui confiait un
petit rôle dans Casque bleu. Elle apparaît ensuite, aux côtés de toute
la troupe des Robins, dans la comédie noire Serial lover, puis décroche
une nouvelle apparition dans Trafic d'influence, de
son pygmalion Dominique Farrugia. Mais le succès des Robins aidant, la
comédienne peut désormais prétendre à des rôles plus consistants : en
2001, elle est la perfide secrétaire du patron de La Tour Montparnasse infernale, et un an plus tard, elle est l’une des suivantes de Monica
Bellucci dans Astérix et Obélix : mission Cléopâtre, ainsi qu’une nounou sadique dans Le raid et un
personnage de crèche (Marie, évidemment) pour Jojo la frite.
2002 sera finalement son année,
puisqu’elle atteint enfin le haut de l’affiche grâce à son rôle de Natacha dans
Filles
perdues, cheveux gras. Un personnage de dépressive (elle a perdu son chat), à
moitié alcoolique, qui se lie avec deux autres paumées afin de faire front
commun à leurs problèmes. Une comédie encore une fois décalée (et à moitié
chantée) qui rencontre les faveurs du public et permet à Claude Duty
d’enchaîner sur Bienvenue au gîte, dans lequel Marina se taille encore
la part du lion en incarnant Caroline, Parisienne un peu snob qui débarque en
Provence pour y tenir un gîte rural. Et Duty parle déjà d’un troisième film en
commun. Que l’on attend de pied ferme…
FILMOGRAPHIE
1994 Casque bleu (Jugnot)
1998 Serial lover (Huth)
1999 Trafic d’influence (Jugnot)
Mille
bornes (Beigel)
2001 La tour Montparnasse infernale (Nemes)
Jojo
la frite (Cuche)
2002 Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre
(Chabat)
Le
raid (Bensalah)
Filles
perdues, cheveux gras (Duty)
2003 Mais qui a tué Pamela Rose ? (Lartigau)
Bienvenue
au gîte (Duty)
RRRrrrr ! ! !
(Chabat)