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Arnaud Desplechin

 

Né le 31 octobre 1960 à Roubaix, Arnaud Desplechin suit, à

partir de 1984, les cours de l'Idhec, section réalisation et prises

de vue. Il est dans un premier temps directeur de la photo sur

un court métrage (Présence féminine, de son compagnon

d'études Eric Rochant) puis sur un long (La photo, de Nico

Papatakis) avant de s'orienter vers l'écriture et la réalisation.

Son premier film, La vie des morts, une méditation de groupe

sur la mort et la manière de l'exorciser, est un moyen métrage

qui sort en salles (fait exceptionnel au début des années 90)

précédé d'une excellente réputation : Grand Prix Spécial au

Festival d'Angers, Grand Prix du Meilleur scénario européen,

Prix Jean-Vigo du court métrage, présentation à la Semaine de

la Critique à Cannes : La vie des morts suscite un engouement

sans précédent, en dépit de son matériau foncièrement

intellectualisant, et révèle toute une génération de jeunes

comédiens : Thibault de Montalembert, Laurence Côte,

Emmanuelle Devos, Marianne Denicourt... Arnaud Desplechin

apparaît alors comme le chef de file d'un nouveau courant de

cinéastes théoriciens, généralement issus de l'Idhec ou de la

Femis, et qui vont faire les beaux jours du jeune cinéma

français pendant plusieurs années.

La sentinelle, très ambitieux premier long (2 h 30 !)

confirmera les espoirs placés dans le jeune réalisateur. D'un

film d'espionnage il tire une substance semi-fantastique semi-

politique, faisant d'une tête fossilisée trouvée dans une valise le

vecteur de l'obsession morbide d'un jeune homme, qui se lance

dans une quête identitaire avec pour toile de fond la

conjoncture politique européenne. Trois nominations aux César

1993, dont un pour Emmanuel Salinger, élu Meilleur espoir

masculin, de nombreuses sélections et nominations dans les

festivals du monde entier... et un succès public non négligeable

lancent donc Arnaud Desplechin à une plus large échelle. Il

faudra attendre trois ans pour son film suivant, Comment je

me suis disputé... (ma vie sexuelle), pérégrinations

parisiennes et amoureuses d'un groupe de jeunes trentenaires

intellos. La critique se divise : on crie au génie générationnel

ou bien à l'obscurantisme élitiste, mais personne ne reste de

marbre devant ce film à nouveau en compétition (comme La

sentinelle) au Festival de Cannes. Retour à la Croisette cette

année avec Esther Kahn, premier film en anglais et premier

film d'époque pour Arnaud Desplechin.

 

FILMOGRAPHIE

 

1991 La vie des morts

 

1992 La sentinelle

 

1996 Comment je me suis disputé (ma vie sexuelle)

 

2000 Esther Kahn