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Marianne Denicourt

 

Marianne Denicourt, de son vrai nom Marianne Cuau, est née le 14 Mai 1966 à Paris. Enfant, elle se prend de fascination pour le monde du cirque et la danse et, une fois son bac en poche, elle suit des cours d'art dramatique avant d'être retenue parmi les dix-neuf élèves sur près de deux mille candidats dans l'école de Patrice Chéreau, au Théâtre des Amandiers de Nanterre. Elle a alors pour camarades de promotion Vincent Perez, Valeria Bruni Tedeschi ou encore Isabelle Renauld, avec lesquels elle partagera l'affiche de Hôtel de France réalisé par Chéreau, puis celle de L'amoureuse, que Doillon tourne également avec les élèves des Amandiers. Ce seront les deux premiers rôles de la belle Marianne, si l'on excepte une figuration, adolescente, dans L'argent de Robert Bresson, et un petit rôle dans le téléfilm de Jean-Louis Comolli "Le bal d'Irène".

A la fin des années 80, la vie de la jeune comédienne se déroule pour beaucoup sur les planches. Il faudra l'avènement d'une nouvelle génération de cinéastes émoulus de l'Idhec puis de la Fémis, avec Arnaud Desplechin en tête, pour qu'elle devienne assez rapidement un jeune espoir du cinéma, notamment par le biais des trois premiers films de Desplechin, La vie des morts, La sentinelle et Comment je me suis disputé (ma vie sexuelle), où elle trouve des rôles conséquents qui font immédiatement remarquzer sa grâce et sa caudeur toute félines.

Portée sur le cinéma d'auteur (malgré un petit rôle dans Vanille fraise de Gérard Oury), on la croise aussi brièvement dans La belle noiseuse de Rivette, et au premier plan de Haut, bas, fragile du même réalisateur. Un film musical dont elle a également co-signé le scénario. En 1996, dans Passage a l'acte, Marianne Denicourt incarne l'assistante de Daniel Auteuil, lequel deviendra son compagnon dans la vie et qu'elle retrouvera quelques années plus tard à l'acran dans The lost son, un drame anglais sur la pédophilie, puis dans Sade de Benoît Jacquot, film dans lequel elle joue le rôle de l'épouse délaissée du divin marquis.

Si elle tourne parfois en Allemagne (Hölderlin, le cavalier de feu, et le récent et inédit Heidi), Marianne Denicourt sait aussi se renouveler en France, en explorant, après le cinéma d'auteur, les arcanes de la comédie. Ainsi, elle était récemment l'épouse délaissée d'Albert Dupontel dans le noir et cynique Monique, avant, aujourd'hui, de temporiser les ardeurs destructrices de deux frères ennemis dans Quelqu'un de bien, où elle retrouve Patrick Timsit, qui fut son partenaire sur Passage à l'acte.

 

FILMOGRAPHIE

 

1987 Hôtel de France (Chéreau)

 

                L'amoureuse (Doillon)

 

1988 La lectrice (Deville)

 

1989 Vanille fraise (Oury)

 

1991 La vie des morts (Desplechins)

 

                La belle noiseuse (Rivette)

 

1992 La sentinelle (Desplechins)

 

1993 L'instinct de l'ange (Dembo)

 

1995 Haut, bas, fragile (Rivette)

 

                Innocent Lies (Les péchés mortels) (Dewolf)

 

1996 Le bel été 1914 (Chalonge)

 

                Passage à l'acte (Girod)

 

                Comment je me suis disputé (Ma vie sexuelle) (Desplechin)

 

1997 Le jour et la nuit (Lévy)

 

                Feuerreiter (Hölderlin, le cavalier de feu) (Grosse)

 

1998 Le plus beau pays du monde (Bluwal)

 

1999 The Lost Son (id.) (Menges)

 

                A mort la mort ! (Goupil)

 

                L'homme de ma vie (Kurc)

 

                Une pour toutes (Lelouch)

 

2000 Sade (Jacquot)

 

2001 Heidi (Imboden)

 

                Me Without You (Goldbacher)

 

2002 Monique (Guignabodet)

 

                Quelqu'un de bien (Timsit)