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Terence Davies

 

Né le 10 novembre 1945 à Liverpool, Terence Davies est le

dernier d'une famille de sept enfants. Entré en 1973 à l'école de

théâtre de Coventry, il y écrit son premier scénario, déjà de

nature autobiographique, Children, court métrage qu'il réalise

en 1976 grâce à une subvention du British Film Institute.

C'est à la National Film School que Davies commence à

préparer son deuxième court métrage, Madonna and Child,

qui, tourné en 1980, remporte le Gold Hugo du festival de

Chicago, le prix de la critique à Oberhausen et la statuette de

bronze au festival de Cork.

En 1983, il réalise le dernier film de sa petite trilogie, Death

and Transfiguration. Les trois films tournés en 16 mm et

présentés sous le titre The Terence Davies Trilogy, et

remportent un beau succès ainsi que quelques prix dont à

Locarno en 1984 et à Cadix l'année suivante.

Il tourne ensuite Distant voices, une œuvre encore une fois très

personnelle, sur des souvenirs familiaux. Vu à la quinzaine des

réalisateurs de Cannes en 1988, le film remporte à cette

occasion le Prix de la critique internationale, et reçoit dix-sept

autres récompenses dont le Léopard d'or à Locarno, Le Prix de

la critique à Toronto, mais aussi à Leeds et Valladolid, ou

encore le Prix du Meilleur film étranger décerné par les

critiques de Los Angeles.

The long day closes, qui date de 1992, et narre l'enfance d'un

petit garçon dans le Liverpool des années 50, n'échappe pas

non plus à l'utilisation de souvenirs d'enfance. Le film est en

compétition à Cannes et remporte le Prix du Meilleur film à

Valladolid, et installe définitivement Terence Davies comme

un auteur de premier plan, profondément personnel, dont

l'œuvre, chargée de mélancolie et de souvenirs, s'inscrit dans

une veine extrêmement intimiste.

En 1995, changement de cap cependant, puisque le réalisateur

anglais s'exile aux Etats-Unis où il effectue sa première

adaptation d'un roman, avec La bible de néon, d'après le

roman de John Kennedy Toole. Encore et toujours situé dans

les années 50 et prenant à nouveau pour héros un adolescent

perclus dans ses souvenirs, le film, interprété notammennt par

Gena Rowlands, sera présenté en Sélection officielle à Cannes.

Davies semble trouver du plaisir dans l'adaptation littéraire

puisqu'il récidive avec Chez les heureux du monde, d'après le

roman d'Edith Wharton, retraçant le parcours d'une femme

dans les endroits mondains où elle cherche à se faire une place,

si possible ensoleillée.

 

FILMOGRAPHIE

 

1988 Distant Voices, Still Lives (Distant voices)

 

1991 The Long Day Closes (id.)

 

1995 The Neon Bible (La bible de néon)

 

2000 The House of Mirth (Chez les heureux du monde)