<< : >> |
Jean-Pierre Darroussin
Né le 4 décembre 1953, Jean-Pierre
Darroussin suit des cours au Conservatoire d'art dramatique de Paris, et fait
ses débuts en 1979 au théâtre avec la Compagnie du Chapeau Rouge pour la pièce
"Babylone", d'Alain Gautré. Fidèle à cette compagnie jusqu'en 1986,
il se produira régulièrement sur les planches dans des œuvres diverses :
"La maison d'os", "Gevrey Chambertin", "Les amis de
monsieur Gazon", "Place de Breteuil", etc. Parmi les pièces
jouées, il compte également "Est-ce que tu m'aimes vraiment ?",
co-écrit avec Ariane Ascaride et mis en scène par ses propres soins, ainsi que
"Cuisine et dépendances" et "Un air de famille", toutes
deux écrites par le tandem Jaoui/Bacri et portées avec succès à l'écran. En
1980, Jean-Pierre Darroussin débute au cinéma sous la direction de Philippe de
Broca dans Psy, mais on le remarque vraiment dans le film à sketches Celles
qu'on n'a pas eues, dans lequel il incarne un thanatopracteur (personne chargée
d'embellir les cadavres pour les cérémonies religieuses). On lui doit également
la fantastique composition du copain baba dans Mes meilleurs copains, où il
répétait à tout bout de champ et sur un ton vaguement embrumé par les vapeurs
de shit : “Y a pas mort d'homme...” Tout à la fois drôle et pince-sans-rire,
Darroussin s'adapte à tous les genres et à tous les cinémas : pour preuve,
il fait partie des fidèles de Robert Guédiguian, avec lequel il a tourné pas
moins de cinq films et un téléfilm, prenant l'accent marseillais pour
l'occasion. En 1992, il reçoit le César du Meilleur second rôle masculin pour
Un air de famille, une récompense pour laquelle il avait déjà été nommé pour
Cuisine et dépendances. Après être entré dans la peau du Poulpe pour le film de
Guillaume Nicloux, il incarne un père marseillais dans A la place du cœur. Il
interprète ensuite Robert, de retour au pays après une vie d'échecs dans
Inséparables. La même année, on le voit également en veuf inconsolable à
l'affiche de Qui plume la lune ? puis en amant et père de trois enfants dans
la première comédie réalisée par Danièle Thompson, La bûche. 2000 marque une
fois encore sa fidélité au cinéaste Robert Guédiguian, avec lequel il tourne
coup sur coup A l'attaque !, un conte social marseillais et La ville est
tranquille, une chronique phocéenne nettement plus ambitieuse et militante. Il
tourne également pour la seconde fois avec Jeanne Labrune Ça ira mieux demain,
une fantaisie sentimentale où il est un psy pas vraiment recommandable. En
2001, l'acteur apparaît aussi dans L'Art délicat de la séduction sous la
direction de Richard Berry, et le retrouve comme partenaire dans 15 août, où il
incarne un mari pour le moins surpris d'être plaqué par sa femme lors du
week-end de l'Assomption. Figure hautement sympathique du cinéma français, Darroussin
enchaîne les personnages et les genres avec gourmandise. Après une apparition
en voyeur dans une boîte de nuit dans Une affaire privée de Guillaume Nicloux
et Mille millièmes où il joue un copropriétaire revendicatif, Darroussin a
renoué, une fois n'est pas coutume, avec Robert Guédiguian et Ariane Ascaride
pour Marie-Jo et ses deux amours, présenté en sélection officielle à Cannes.
Employé d'une start-up dans C'est
le bouquet !, représentant en produits capillaires, sauvé du naufrage
grâce à la loterie nationale dans Ah, si j'étais riche !
charcutier-traiteur des mieux achalandés dans Le cœur des hommes, Jean-Pierre
Darroussin est ensuite le mari frustré et légèrement porté sur la bouteille de
Carole Bouquet dans Feux rouges de Cédric Kahn. Il apparaît alors dans le très
attendu Un long Dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet, dans Cause
toujours qui marquera sa quatrième collaboration avec Jeanne Labrune, et dans
Mon père est ingénieur, son dixième film sous la direction de Robert Guédiguian.
Si c’est pas de la fidélité, ça ! Toujours fidèle, il retrouvera pour la
deuxième fois Marc Esposito pour Toute la beauté du monde, Bertrand Blier pour
la troisième fois dans Combien tu m'aimes ? mais avant jouera pour la
première fois sous la direction de Colien Serreau dans Saint Jacques… La
Mecque.
FILMOGRAPHIE
1980 Psy (Broca)
1981 Est-ce bien
raisonnable ? (Lautner)
Celles
qu'on n'a pas eues (Thomas)
1984 Notre histoire (Blier)
1985 Tranches de vie (Lautner)
On
ne meurt que deux fois (Deray)
Elsa,
Elsa (Haudepin)
1986 Ki lo sa ? (Guédiguian)
1988 Mes meilleurs copains (Poiré)
1989 Mado, poste restante
(Adabachian)
Dieu
vomit les tièdes (Guédiguian)
1991 L'amour en 2 (Gallotta)
1992 Cuisine et dépendances (Muyl)
Riens
du tout (Klapisch)
1993 Cache cash (Pinoteau)
1994 Le fabuleux destin de Mme
Petlet (Casabianca)
1995 Mon homme (Blier)
A
la vie à la mort (Guédiguian)
1996 Marius et Jeannette
(Guédiguian)
Un air de famille
(Klapisch)
1997 On connaît la chanson
(Resnais)
A
la place du cœur (Guédiguian)
Le
Poulpe (Nicloux)
Si
je t'aime, prends garde à toi (Labrune)
1999 Inséparables (Couvelard)
Qui
plume le lune ? (Carrière)
La
bûche (Thomspon)
2000 Ça ira mieux demain (Labrune)
A
l'attaque ! (Guédiguian)
La
ville est tranquille (Guédiguian)
2001 L'Art délicat de la séduction
(Berry)
15
août (Alessandrin)
2002 Une affaire privée (Nicloux)
Marie-Jo
et ses deux amours (Guédiguian)
Mille
millièmes (Waterhouse)
Ah,
si j'étais riche ! (Bitton, Munz)
C'est
le bouquet ! (Labrune)
Le
cœur des hommes (Esposito)
2004 Feux rouges (Kahn)
Cause
toujours (Labrune)
Un
long Dimanche de fiançailles (Jeunet)
Mon
père est ingénieur (Guédiguian)
2005 Saint Jacques… La Mecque
(Serreau)
Toute la beauté du monde
(Esposito)
Combien tu m'aimes ? (Blier)