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Daniel Ceccaldi

 

Né le 25 juillet 1927 à Meaux, en Seine-et-Marne, Daniel Ceccaldi (qui est corse par son père), poursuit ses études jusqu'à la Faculté de Droit de la Sorbonne. Bon élève, ses parents voient en lui un futur avocat. Pourtant, à 17 ans, il jouait déjà l'Alceste du "Misanthrope". Assistant par hasard à un cours de théâtre, c'est vers les planches qu'il se dirige finalement une fois ses études achevées. Il prend des cours auprès de Tania Balachova et de Henri Rollan, à l'Ecole du Vieux-Colombier, et joue rapidement dans de nombreuses pièces qui sont couronnées de succès, notamment "Lucienne et le boucher", "Adorable Julia", "L'idiote" et "La bonne soupe". Après s'être taillé une petite renommée dans le milieu du théâtre, Ceccaldi fait son entrée, à 20 ans, au cinéma. Il parcourra les années 50 en accumulant les petits rôles, passant des rôles de soldats (Mam'zelle Nitouche) à ceux de policiers (L'homme de Rio), ou de prêtres (Le tonnerre de Dieu). Sa rencontre avec Pascal Thomas, sur Les zozos, en 1972, sera cruciale : il sera, sur près de vingt ans, l'acteur fétiche du grand réalisateur naturaliste, tournant dans sept de ses films dont Pleure pas la bouche pleine, où il est le parrain – un peu libidineux – de la jeune héroïne. Pendant les années 70, Daniel Ceccaldi écrit beaucoup pour le théâtre, adapte à la télévision "Messieurs les ronds-de-cuir" et "Le vol d'icare" et réalise, pour le cinéma, une anodine comédie de mœurs avec Mireille Darc, Jamais avant le mariage. Au cinéma, il tourne pour quantité de réalisateurs spécialisés dans le comique de bas étage, qui exploitent sa haute silhouette et ses airs dédaigneux dans des registres similaires : pères dépassés, proviseurs hautains, avocats, hommes d'affaires... Toujours très présent au théâtre, Daniel Ceccaldi se fait rare au cinéma pendant les années 80, mais continue à faire beaucoup de télé (on le voit dans les séries "La pieuvre", "Allô Béatrice", "Les aventuriers du Nouveau-Monde", "La belle Anglaise"...) On le retrouvait brièvement en président du bureau de vote où démarrait l'action de Dieu seul me voit, ainsi qu'en agent artistique dans la comédie en quasi huis-clos de Josiane Balasko, Un grand cri d'amour. Il tourne encore pour la télévision italienne ("Il corriere dello zar", la mini-série "Michele Strogoff") et revient aujourd'hui au grand écran français, à l'âge vénérable de 74 ans, dans Le vélo de Ghislain Lambert, où il est le directeur d'équipe de ce pauvre Ghislain.

 

FILMOGRAPHIE

 

1948 Le diable boiteux (Guitry)

 

1949 Maya (Bernard)

 

                Le jugement de Dieu (Bernard)

 

1950 Les miracles n'ont lieu qu'une fois (Allégret)

 

1951 Une histoire d'amour (Lefranc)

 

1952 Deux de l'escadrille (Labro)

 

                Un trésor de femme (Stelli)

 

                Les amours finissent à l'aube (Calef)

 

1954 Le fils de Caroline chérie (Devaivre)

 

                Mam'zelle Nitouche (Allégret)

 

                La reine Margot (Dréville)

 

                Nana (Christian-Jaque)

 

                Frou-frou (Génina)

 

1955 La lumière d'en face (Lacombe)

 

                Les grandes manœuvres (Clair)

 

                Marie-Antoinette (Delannoy)

 

                La Madelon (Boyer)

 

1956 La fille Elisa (Richebé)

 

                Club de femmes (Habib)

 

                Les aventures d'Arsène Lupin (Becker)

 

                Mannequins de Paris (Hunnebelle)

 

                Bonsoir Paris, bonjour l'amour (Baum)

 

1957 Miss Pigalle (Cam)

 

1959 Un témoin dans la ville (Molinaro)

 

1960 Le dialogue des carmélites (Agostini)

 

                Dans la gueule du loup (Dudrumet)

 

                Mourir d'amour (Fog, Bénazéraf)

 

1961 Les amours célèbres (sketch Boisrond)

 

                Les lions sont lâchés (Verneuil)

 

1962 Le voyage à Biarritz (Grangier)

 

                Les veinards (Broca, Girault)

 

                Les bricoleurs (Girault)

 

1963 Pouic-Pouic (Girault)

 

                L'appartement des filles (Deville)

 

1964 La peau douce (Truffaut)

 

                Patate (Thomas)

 

                Coplan, agent secret FX18 (Labro)

 

                Cent briques et des tuiles (Grimblat)

 

                Requiem pour un caïd (Cloche)

 

                Les gros bras (Rigaud)

 

                L'homme de Rio (Broca)

 

1965 La grosse caisse (Joffé)

 

                La bonne occase (Drach)

 

                La métamorphose des cloportes (Granier-Deferre)

 

                Le tonnerre de Dieu (La Patellière)

 

                Da 007 : intrigo a Lisbona (Demicheli)

               

                Feu à volonté (Ophuls)

 

                Quand passent les faisans (Molinaro)

 

                Le journal d'une femme en blanc (Autant-Lara)

 

                Un milliard dans un billard (Gessner)

 

1966 Le facteur s'en va-t-en guerre (Aubert)

 

                Du rififi à Paname (La Patellière)

 

                Monsieur le président directeur général (Girault)

 

1967 Les Poneyttes (Le Moign')

 

1968 Baisers volés (Truffaut)

 

                Pas folle la guêpe (Delannoy)

 

1969 L'ours et la poupée (Deville)

 

                Une veuve en or (Audiard)

 

1970 Domicile conjugal (Truffaut)

 

1971 L'homme qui vient de la nuit (Dague)

 

1972 L'amour l'après-midi (Rohmer)

 

                Les zozos (Thomas)

 

                Le complot (Gainville)

 

                Trop jolies pour être honnêtes (Balducci)

 

                A nous quatre, cardinal ! (Hunebelle)

 

1973 Pleure pas la bouche pleine (Thomas)

 

                OK patron (Vidal)

 

                Amore (Chapier)

 

                A nous quatre cardinal (Hunebelle)

 

                La chute d'un corps (Polac)

 

                Le concierge (Girault)

 

                France société anonyme (Corneau)

 

1974 Le chaud-lapin (Thomas)

 

                Un divorce heureux (Henning-Carlsen)

 

                C'est jeune et ça sait tout (Mulot)

 

                Dis-moi que tu m'aimes (Boisrond)

 

1975 Le téléphone rose (Molinaro)

 

                L'incorrigible (Broca)

 

                Les grands moyens (Cornfield)

 

1976 Le chasseur de chez Maxim's (Vital)

 

                Le jouet (Veber)

 

1977 Le maestro (Vital)

 

                Mort d'un pourri (Lautner)

 

                Un oursin dans la poche (Thomas)

 

                L'hôtel de la plage (Lang)

 

1978 Ils sont fous ces sorciers (Lautner)

 

                Le temps des vacances (Vital)

 

                Confidences pour confidences (Thomas)

 

1979 Charles et Lucie (Kaplan)

 

                Tous vedettes ! (Lang)

 

1980 Une merveilleuse journée (Vital)

 

                Celles qu'on n'a pas eues (Thomas)

 

                Il était une fois des gens heureux... les Plouffe (Carle)

 

1981 Pour la peau d'un flic (delon)

 

1982 Le braconnier de Dieu (Darras)

 

                Ça va faire mal (Davy)

 

1983 Adieu foulards (Lara)

 

1985 L'amour en douce (Molinaro)

 

1989 Les maris, les femmes, les amants (Thomas)

 

                The Mad Monkey (Trueba)

 

1996 Liberté chérie (sketch Gaget)

 

1997 Barbara (Malmros)

 

                Dieu seul me voit (Podalydès)

 

                Un grand cri d'amour (Balasko)

 

1998 La vie ne me fait pas peur (Lvovsky)

 

1999 Le fils du Français (Lauzier)

 

2001 Le vélo de Ghislain Lambert (Harel)