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Alan Cumming

 

Cadet d’une fratrie de deux garçons, Alan Cumming, fier descendant d’un agent des eaux et forêts, voit le jour le 27 janvier 1965 à Aberfeldy, une petite ville d’Ecosse. C’est au lycée de Carnoustie High School qu’Alan goûte aux plaisirs de la scène, tant et si bien qu’il s’inscrit bientôt au Theatre Club and Carnoustie Musical Society, bref, le club de théâtre du coin. Ayant suivit une scolarité plus qu’honorable, il est pourtant encore trop jeune en 1981 pour aller à l’Université ou intégrer un école d’art dramatique lorsqu’il quitte les bancs du lycées. Il travaille donc pendant un an dans un journal de Dundee. Là, il est chargé du lancement d’un nouveau magazine “Tops” et s’occupe du courrier des lecteurs au travers de sa propre rubrique : “Young Alan”. En 1982, enfin, il peut commencer un cursus de trois années à la Royal Scottish Academy of Music and Drama – bref, au conservatoire – de Glasgow. Parallèlement, il monte un cabaret avec des amis étudiants, qui devient vite un succès et part en tournée dans à Londres ou encore en Australie, enregistre des disques et multiplie les apparitions TV. Et avant même d’être diplômé, Alan aura réalisé ses débuts professionnels au théâtre dans “Macbeth” au Tron Theatre de Glasgow. Finalement diplômé avec les honneurs en 85, il multiplie les collaborations avec le Scottish Theatre et la télévision avant de partir pour Londres où il joue dans “The Conquest of South Pole” de l’auteur allemand Manfred Karge, rôle qu’il avait précédemment tenu au Traverse theatre d’Edimburgh, et qui lui vaudra sa toute première nomination au Olivier Award (équivalent britannique des Molière) pour le meilleur espoir 1988. On le voit alors se produire pour la Royal Shakespeare Compagny puis pour le Royal National Theatre dans “Accidental Death of an Anarchist” notamment, qu’il reprendra d’ailleurs pour la télévision sous la direction de Tim Supple, et qui lui vaut le prix de La Performance de l’année aux Olivier Awards. C’est alors au tour des fées du cinéma de se pencher sur le cas du jeune Ecossais. Il effectue donc ses premiers pas dans Prague de Ian Sellar aux côtés de Sandrine Bonnaire et Bruno Ganz qui sera diffusé lors du festival de Cannes 1992. La même année, il apparaît dans deux films pour la BBC “The Last Romantics” et “Bernard and the Genie” pour lequel il reçoit moult nominations. A nouveau lauréat d’un Olivier en 94 pour sa performance dans la comédie musicale mise en scène par Sam Mendes “The Emcee”, il réalise ses premiers pas devant une caméra hollywoodienne dans Circle of Friends de Pat O’Connor. Ces deux autres films, sortis coup sur coup, Goldeneye et Emma, l'entremetteuse, attire sur lui les regards des producteurs américains. Il s’installe donc outre Atlantique le temps des tournages des comédies Romy and Michele's High School Reunion et Mon copain Buddy. Retour au Royaume-Uni en 1997 pour apparaître dans l’ultime long-métrage du maître Kubrick, Eyes wide shut et le beaucoup moins reluisant Spice World avant de reprendre le chemin des States et son rôle dans “ Cabaret ” à Broadway. Alternant entre planches et caméra, films indépendants et grosses productions, on le voit dans aussi bien dans Guns 1748 que Titus, dans Urbania que dans Les Pierrafeu à Rock Vegas, Company Man ou la trilogie des Spy Kids. Ce qui ne l’empêche pas, bien au contraire, d’écrire et réaliser avec Jennifer Jason Leigh son premier long-métrage en 2001, Anniversary Party ainsi que d’écrire un roman, “Tommy’s tale” en 2002 et de créer son propre parfum sobrement appelé “Cumming”. Inoubliable Diablo dans X-Men 2, il est aujourd’hui le commentateur alarmiste et alarmant d’un film de propagande contre la marijuana dans la comédie musicale adaptée du film original, Reefer madness. Et ce n’est pas fini ! Car Alan Cumming multiplie les participations. Ainsi on devrait le voir prochainement dans Gray Matters de Sue Kramer, Ripley Under Ground de Roger Spottiswoode, Neverwas de Joshua Michael Stern, Bam Bam and Celeste de Lorene Machado, Sweet Land de Ali Selim, Suffering Man's Charity qu’il aura lui-même réalisé, Full Grown Men de David Munro, Cat Tale de Félix Ip et enfin Coming Out de Joel Zwick. Bref, on reparlera d’Alan Cumming.

 

FILMOGRAPHIE

 

1992 Prague (Sellar)

 

1994 Second Best (Le deuxième père) (Menges)

 

1995 Circle of Friends (O'Connor)

GoldenEye (id.) (Campbell)

 

1996 Emma (Emma, l'entremetteuse) (McGrath)

 

1997 Romy and Michele's High School Reunion (Mirkin)

Buddy (Mon copain Buddy) (Thompson)

For My Baby (van den Berg)

Spice World (id.) (Spiers)

 

1999 Plunkett & Macleane (Guns 1748) (Scott)

Eyes Wide Shut (id) (Kubrick)

Titus (id.) (Taymor)

 

2000 Urbania (Shear)

The Flintstones in Viva Rock Vegas (Les Pierrafeu à Rock Vegas) (Levant)

Company Man (id.) (Askin, McGrath)

Get Carter (id) (Kay)

 

2001 Investigating Sex (Rudolph)

Spy Kids (id.) (Rodriguez)

Josie and the Pussycats (Elfont, Kaplan)

The Anniversary Party (Anniversary Party) (Cumming, Jason Leigh)

 

2002 Nicholas Nickleby (id.) (McGrath)

Spy Kids 2: Island of Lost Dreams (Spy kids 2: Espions en herbe) (Rodriguez)

 

2003 X2 (X-Men 2) (Singer)

Spy Kids 3-D: Game Over (Mission 3D: Spy Kids 3) (Rodriguez)

Pits (Hawes)

 

2004 Eighteen (Bell)

 

2005 Gray Matters (Kramer)

Ripley Under Ground (Spottiswoode)

Reefer Madness : The Movie Musical (Reefer madness)(Fickman)

Son of the Mask (Le fils du mask) (Guterman)

Neverwas (Michael Stern)

Bam Bam and Celeste (Machado)

Sweet Land (Selim)

 

2006 Suffering Man's Charity (Cumming)

Full Grown Men (Munro)

Cat Tale (Ip)

Coming Out (Zwick)