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Russell Crowe
Russell Crowe, qui l’eut cru, est
d’ascendance norvégienne et possède 1/16e de sang maori dans ses veines ! Il
voit le jour le 7 avril 1964 dans une banlieue de Wellington (capitale de la
Nouvelle-Zélande) nommée Strathmore Park. Issu d’une famille d’artistes (son
grand-père était un directeur de la photo réputé au cours de la Seconde Guerre
mondiale et ses parents, Alex et Jocelyn, travaillaient en tant que cantiniers
pour la télévision, voyageant de fait assez souvent), Russell suit sa famille
en Australie alors qu’il est âgé de 4 ans. Entre 5 et 9 ans, il est déjà sur
les plateaux, apparaîssant dans des séries (“Spyforce”, et “The Young Doctors”
un peu plus tard). Sans être ce qu’on appelle un enfant-star, il sait déjà que
sa vie sera devant les caméras. A 14 ans, Russell retourne en Nouvelle-Zélande
pour y achever ses études. Il y rencontre un certain Dean Cochran, avec lequel
il forme un groupe, les Roman Atrix. La musique prend alors le pas sur le
cinéma dans la vie de Russell. Toutefois, notons qu’une de ses premières
chansons s’intitulait “I Want to Be Like Marlon Brando”. Leurs disques n’ont
malheureusement aucun succès et sa carrière de musicien tourne court. En
attendant, Russell exerce nombre de petits boulots, notamment celui d’animateur
dans un centre de loisirs.
Finalement, comme il continue de
passer des auditions, il finit par décrocher un rôle dans une production locale
de “Grease”, et enfin surtout dans “The Rocky Horror Picture Show”, qu’il
jouera plus de quatre cents fois dans le rôle du terrifiant Frank N. Furter.
Mais dans la continuité, au lieu d’opter alors pour une formation artistique en
bonne et due forme, il continue les années de galère, fait du théâtre de rue à
Sydney, continue à écumer les auditions et finit enfin par trouver, au début
des années 90, un premier rôle au cinéma dans un film intitulé Prisoners of
the Sun. Ce n’est que quelques années plus tard, alors qu’il a 25 ans,
qu’on le remarque finalement au générique de The Crossing. Proof,
son premier film à sortir en France, lui vaut quelques citations et divers prix
(dont l’Australian Film’s Institute Award du Meilleur acteur dans un second
rôle). Enfin, Romper Stomper, dans lequel il incarne un skin
ultra-violent, fait enfin de lui une vedette confirmée. Sharon Stone l’y
remarque et le demande sur le tournage de Mort ou vif, où il incarne le
révérend Cort. On le retrouve face à Denzel Washington dans le thriller
technologique Programmé pour tuer. Pas un chef-d’œuvre, mais un moyen de
se faire remarquer par les agents tout-puissants de Hollywood. C’est ainsi que
lui échoit un des rôles principaux de L.A. confidential, celui de Bud
White, salopard raciste et grande gueule qui dissimule mal, au fond, un être à
la recherche de l’amour. Il faut dire que Curtis Hanson, réalisateur de L.A.
confidential, avait aussi vu Russell dans Romper Stomper.
Entre-temps, le comédien néo-zélandais s’était déjà fait la main dans des films
à plus petit budget comme la comédie Miss Shumway jette un sort, avec
Bridget Fonda, ou bien le drame intimiste Breaking up, dans lequel il
partageait la vedette avec Salma Hayek.
Une fois L.A. confidential
tourné, montré et applaudi un peu partout dans le monde, Russell joue désormais
dans la cour des grands : il apparaît d’abord dans la comédie réfrigérée Mystery,
Alaska, puis tient la dragée haute à Al Pacino dans Révélations,
dans le rôle d’un croisé anti-grandes puissances du tabac américain. L’année
2000 commence en beauté pour Russell, qui incarne, dans Gladiator, le
grand et fort Maximus, esclave et gladiateur décidé à en découdre avec l’infâme
empereur Commode, qui avait fait tuer sa femme et son fils. Succès planétaire
gigantesque, le film de Ridley Scott propulse immédiatement Russell Crowe sur
la planète des stars. Désormais idolâtré et très convoité par les studios
américains, il est un temps question qu’il tourne sous la direction de Jodie
Foster, mais le film tombe – momentanément – à l’eau. Alors qu’il
avait achevé L’échange (dans lequel il court sauver David Morse pour les beaux
yeux de Meg Ryan) au moment de la sortie de Gladiator, Russell participe
ensuite au film de Ron Howard, Un homme d'exception, dans lequel il est un
esprit simple qui trouve néanmoins le moyen de décrocher un Prix Nobel. Beau
programme en perspective pour un comédien qui croule sous les projets même s'il
tourne peu. C'est dans les dentelles élimées du capitaine Jack Aubrey qu'on le
reverra, vaillant commandant d'un vaisseau anglais qui essaye de couler le
fleuron de la flotte napoléonienne que revient l'acteur, avec Master and
Commander – De l'autre côté du monde, dernier film de l'Australien Peter
Weir. Se considérant d'ailleurs toujours Australien de cœur, Russell possède
une ferme dans le Bush australien, où il part régulièrement se
ressourcer : “Trois mois dans la tranquillité australienne, ça vaut toute
une vie de farniente !” Ce qui ne l'empêche pas de s'atteler à De l'ombre
à la lumière, à nouveau sous la direction de Ron Howard, où il incarne un
boxeur qui force de ténacité va se
sortir du marasme et recartonner miraculeusement sur les rings. On dit même que
les rings ne sont pas le seul endroit où Russell aime se battre. Mais ça, c'est
une autre histoire…
FILMOGRAPHIE
1990 Prisoners of the Sun
(Wallace)
The
Crossing (Ogilvie)
1991 Spotswood (id.) (M. Joffe)
Hammers
Over the Anvil (Turner)
Proof
(id.) (Moorhouse)
1992 Romper Stomper (Wright)
1993 The Silver Brumby (Tatoulis)
Love
in Limbo (Elfick)
1994 The Sum of Us (G. Burton,
Dowling)
For
the Moment (Johnston)
1995 The Quick and the Dead (Mort
ou vif) (Raimi)
Virtuosity
(Programmé pour tuer) (Leonard)
Rough
Magic (Miss Shumway jette un sort) (Peploe)
1997 L.A. Confidential (id.)
(Hanson)
Heaven’s
Burning (Lahiff)
Breaking
Up (id.) (Greenwald)
1999 Mystery, Alaska (Roach)
The
Insider (Révélations) (Mann)
Gladiator
(id.) (Scott)
2000 Proof of Life (L’échange)
(Hackford)
2001 A Beautiful Mind (Un homme
d'exception) (Howard)
2003 Master and Commander :
The Far Side of the World (Master and Commander – De l'autre côté du monde)
(Weir)
2004 Cinderella Man (De l'ombre à
la lumière) (Howard)