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Clovis Cornillac

 

Né en 1970, Clovis Cornillac est le fils de la comédienne Myriam Boyer. Il débute au théâtre en 1984 dans "Une lune pour déshérités", mis en scène par Alain Françon, avec lequel il travaillera régulièrement par la suite ("La dame de chez Maxim's" en 1990, "Edward II" en 1997, "Les petites heures" en 1998, et "Café" en 2000). Il travaillera aussi pour Peter Brook ("Le Mahabharata" en 1985), Xavier Durringer ("Surfeurs en "1998") et il y a deux ans pour Pierre Laville avec "Perversité sexuelle à Chicago", aux côtés d'Isabelle Candelier et de Julie Gayet.

Au cinéma, il débute avec Hors-la-loi de Robin Davis, dans le rôle d'un adolescent rebelle et violent, au cœur des années 80. Il participe ensuite (de loin) au film de Philip Kaufman L'insoutenable légèreté de l'être, d'après le roman de Milan Kundera, avec Juliette Binoche et Daniel Day Lewis, puis à celui de Pierre Boutron Les années sandwiches, avec Thomas Langmann et Patrick Chesnais.

Clovis Cornillac fait également carrière à la télé, participant aux séries "Navarro", "Les Cordier, juge et flic", ainsi qu'à une bonne douzaine de téléfilms, dont "Parents à mi-temps n°2" de Caroline Huppert, ou "Sam" d'Yves Boisset. Il accède ensuite à d'autres seconds rôles sur grand écran (dans la comédie Suivez cet avion en 1989 ou encore pour la fresque historique de Jean Marbœuf, Pétain, en 1993), joue sous la direction de sa mère dans le film semi-autobiographique La mère Christain en 1998, et participe – en tenant l'un des premiers rôles – au premier long métrage de Thomas Vincent, Karnaval, fable réaliste pendant les festivités de février à Dunkerque, où il forme un couple éphémère (et emprunt de violence) avec Sylvie Testud. Le film, très remarqué, lui vaut une première nomination aux César, dans la catégorie Meilleur espoir masculin. On le retrouve en 2001 dans la comédie amère d'Artus De Penguern Grégoire Moulin contre l'humanité, en brute épaisse qui en veut beaucoup au héros malheureux. Les genres se suivent et ne ressemblent pas, mais l'acteur y est toujours impeccable : outre Une affaire privée, sombre enquête sur la disparition d'une jeune femme, il est un “philosophe-patineur” qui cherchait un sens à sa vie du côté absurde des choses dans Carnages, de Delphine Gleize, puis transsexuel à la merci d'un livre ensorcelé dans Maléfique, solide film d'horreur d'Eric Valette. On a pu également voir l'acteur dans de nombreux courts-métrages, comme Tea time de Philippe Larue (en tueur soumis au bon vouloir de son chef) ou encore Bois ta Suze, d'Emmanuel Silvestre et Thibault Staib, où il se fait tenancier de sex-shop prêt à tout pour que les affaires reprennent...  Mais avant tout, honneur au jeune comédien qui décroche enfin son premier rôle principal au cinéma avec Une affaire qui roule : dans la peau de Jean-Jacques Roux, chef-cuisinier qui plaque les fourneaux pour monter son restaurant, il est tout simplement génial, jouant de sa carrure comme d'un irrésistible outil burlesque. Le cinéma semble enfin le découvrir à sa juste démesure et le rythme des tournages s'accélère : on dénombre six films à son compteur en 2003, dont l'excellent A la p'tite semaine de Sam Karmann, où il compose un nounours looser, hallucinant de beauferie (nomination au César du Meilleur second rôle masculin) et Mariées mais pas trop, comédie moins heureuse de Catherine Corsini, mais où l'acteur fait encore une fois des étincelles en garagiste bonne poire, transi d'amour pour Emilie Dequenne. Egalement à l'affiche de Malabar Princess, succès surprise du début d'année 2004, on le retrouve avec une double actualité : Mensonges et trahisons de Laurent Tirard avec Edouard Baer et La femme de Gilles, où il est un mineur qui trompe sa femme avec la sœur de celle-ci. Et l'avenir sourit à ce formidable caméléon puisque après un rôle de bidasse condamné à mort dans Un long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet, celui de l’alter ego au lourd secret de Jean Dujardin dans Brice de Nice, et de prétendant assidu d’Alexandra Lamy dans Au suivant !, il est aujourd’hui le capitaine Sébastien ‘Fahrenheit’ Vallois, en mission pour sauver le monde, dans Les chevaliers du ciel de Gérard Pirès, avant d’apparaître dans L’Hypercondriaque du duo de créateur de La vérité si je mens ! de Gérard Bitton et Michel Munz et dans Les brigades du tigre de Jérôme Cornuau où il ne tiendra rien moins que le rôle de l’inspecteur Valentin. Les malandrins n’ont qu’à bien se tenir.

 

FILMOGRAPHIE

 

1985 Hors-la-loi (Davis)

 

1986 Il y a maldonne (Berry)

 

1987 The Unbearable Lightness of Being (L'insoutenable légèreté de l'être) (Kaufman)

 

1988 Les années sandwiches (Boutron)

 

1989 Le trésor des îles Chiennes (Ossang)

            Suivez cet avion (Ambard)

 

1993 Pétain (Marbœuf)

 

1995 Marie-Louise où la permission (Flèche)

 

1998 Karnaval (Vincent)

            La mère Christain (Boyer)

 

2001 Grégoire Moulin contre l'humanité (De Penguern)

            Une affaire privée (Nicloux)

 

2002 Carnages (Gleize)

            Maléfique (Valette)

 

2003 Une affaire qui roule (Veniard)

            A la p'tite semaine (Karmann)

            Après la pluie, le beau temps (Schmidt)

            Mariées mais pas trop (Corsini)

            Vert paradis (Bourdieu)

            Je t'aime, je t'adore (Bontzolakis)

 

2004 Malabar Princess (Legrand)

            Mensonges et trahisons (Tirard)

            La femme de Gilles (Fonteyne)

            Un long dimanche de fiançailles (Jeunet)

 

2005 Brice de Nice (Huth)

Au suivant! (Biras)

Les chevaliers du ciel (Pirès)

L’Hypercondriaque (Bitton, Munz)

Les brigades du tigre (Cornuau)