<< : >> |
François Cluzet
François Cluzet est né le 21 Septembre 1955 à Paris.
Après des débuts de comédien qu’il effectue sur les planches en 1976, il
apparaît pour la première fois au cinéma en 1979 dans Cocktail Molotov
de Diane Kurys. Un an plus tard, il tient l’un des premiers rôles du drame
paysan (il y incarne le père) Le cheval d'orgueil de Claude Chabrol, un
réalisateur qu'il retrouvera régulièrement par la suite, mais dès 1982 pour Les
fantômes du chapelier. Il participe ensuite à L'été meurtrier de
Jean Becker, et son personnage de coureur cycliste à la manque lui vaut une
nomination au César du Meilleur second rôle en 1984. Cette même année, il est
également en lice pour celui du Meilleur espoir masculin pour Vive la
sociale, seule comédie dans une longue liste de films à l'ambiance
majoritairement noire ou mystérieuse.
Si le comédien est désormais très demandé par les
pointures du cinéma français, c’est souvent pour des seconds rôles, ses
premiers rôles étant davantage cantonnés à des films plus confidentiels, à
l’image d’Elsa Elsa. Il retrouve en tout cas Diane Kurys en 1983 pour Coup
de foudre, rencontre Bertrand Tavernier pour le jazzy Autour de minuit, Tony
Gatlif pour Rue du départ, Jacques Fansten pour le choral et nostalgique Etats
d’âme, Claire Denis pour Chocolat et Pierre Jolivet pour Force majeure, qui lui
vaut une nouvelle nomination au César du Meilleur second rôle masculin, sans
oublier Bertrand Blier (Trop belle pour toi, 1989) ou encore Robert Enrico (La
Révolution française, 1989). Que de seconds rôles, cependant…
En 1993, l'acteur retrouve Claude Chabrol pour
L'enfer, dans le rôle de l’époux maladivement jaloux d’Emmanuelle Béart, après
avoir tourné avec lui en 1988 pour Une affaire de femmes. Un an plus tard,
Robert Altman lui confie un petit rôle dans le très chargé Prêt-à-porter, et
Lawrence Kasdan fait de même avec French kiss. Le comédien représenterait-il
alors le parangon du comédien “frenchie” ? Retour à la comédie et au
premier plan un an plus tard grâce à Pierre Salvadori qui en fait l’un des deux
héros (avec Guillaume Depardieu) du formidable Les apprentis (encore une
nomination au César du Meilleur acteur), dans lequel il incarne un comédien au
chômage et à la dérive. Il est encore au chômage et à la dérive, mais dans une
veine plus dramatique, dans le premier rôle du méconnu Le silence de Rak. On le
retrouve dans Enfants de salaud de Tonie Marshall, puis à nouveau, et assez
brièvement, sous la direction de Claude Chabrol dans Rien ne va plus. En 1998,
François Cluzet est pris dans les tourments sentimentaux de Fin août, debut
septembre d'Olivier Assayas, dans lequel il est atteint d’une maladie
incurable, puis le comédien disparaît des grands écrans pendant quatre années
afin de se consacrer à la télévision, pour laquelle il tourne dans des
téléfilms et mini-séries de prestige (“L’Algérie des chimères”, “La famille
Guérin”) Retour en force au cinéma en 2002, d’abord en incarnant l’ami du
couple formé par Daniel Auteuil et Géraldine Pailhas dans L'adversaire de
Nicole Garcia (nouvelle nomination au César du Meilleur second rôle), puis en
apparaissant brièvement en ami de Florent Pagny dans Quand je vois le soleil,
et encore plus brièvement dans la comédie de Kad et Olivier Mais qui a tué Pamela
Rose ?
Deux rôles nettement plus conséquents agrémentent
aujourd’hui sur le planning du comédien : d’abord celui d’un comédien raté
(encore !) qui se fait passer pour John Lennon afin d’empocher un magot
dans la comédie Janis et John. Une comédie qu’il a tournée aux côtés de la
regrettée Marie Trintignant, avec laquelle il a eu un enfant au début des
années 90. Enfin, on reverra très rapidement Cluzet en présentateur de
télé-achat, aux côtés de Karin Viard, dans France-Boutique, signé Tonie
Marshall.
FILMOGRAPHIE
1978 Cocktail Molotov (Kurys)
1979 Le cheval d’orgueil (Chabrol)
1982 Les fantômes du chapelier (Chabrol)
1983 L’été meurtrier (Becker)
Vive
la sociale (Mordillat)
Coup
de foudre (Kurys)
1984 Les enragés (Glenn)
1985 Elsa Elsa (Haudepin)
1986 Autour de minuit (Tavernier)
Etats
d’âme (Fansten)
Rue
du Départ (Gatlif)
1987 Association de malfaiteurs (Zidi)
1988 Jaune revolver (Langlois)
Deux
(Zidi)
Chocolat
(Denis)
Une
affaire de femmes (Chabrol)
1989 Un tour de manège (Pradinas)
Force
majeure (Jolivet)
Trop
belle pour toi (Blier)
La
révolution française (Enrico, Heffron)
1991 A demain (Martiny)
Olivier
Olivier (Holland)
1992 Sexes faibles ! (Meynard)
L’instinct
de l’ange (Dembo)
1993 L’enfer (Chabrol)
Le
vent du Wyoming (Forcier)
1994 Ready to Wear (Prêt-à-porter) (Altman)
Les
apprentis (Salvadori)
French
Kiss (id.) (Kasdan)
1995 Le hussard sur le toit (Rappeneau)
Enfants
de salaud (Marshall)
1996 Le silence de Rak (Loizillon)
1997 Le déménagement (Doran)
Rien
ne va plus (Chabrol)
La
voie est libre (Clavier)
La
dolce farniente (id.) (Caranfil)
1998 L’examen de minuit (Dubroux)
Fin
août, début septembre (Assayas)
2002 L’adversaire (Garcia)
Quand
je vois le soleil (Cortal)
2003 Mais qui a tué Pamela Rose ? (Lartigau)
Janis
et John (Benchetrit)
France
Boutique (Marshall)