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Catherine Jacob
Née à Paris en 1956, Catherine Jacob passe, à
Compiègne, une enfance qu'elle qualifie elle-même de “terne” au sein d'une
famille pourtant heureuse. Après avoir étudié l'art dramatique à l'école de la
Rue Blanche, elle apparaît brièvement au cinéma à partir du début des années 80
(elle est une guichetière dans Souvenirs, souvenirs, par exemple) et se
tourne davantage vers la scène, où elle s'écrit un one-woman show en 1985,
"Bienvenue au club". Au cinéma, on la découvre bien évidemment dans
la comédie grinçante d'Etienne Chatilliez, La vie est un long fleuve
tranquille, dans lequel elle est Marie-Thérèse, la bonne à tout faire
picarde qui jure ses grands dieux, et en dépit d'une grossesse très voyante,
qu'elle “n'a jamais couché avec un garçon”. Culte, absolument. Elle est
récompensée par le César du meilleur espoir féminin dans la foulée, et prend
petit à petit de l'ampleur dans la comédie, son genre de prédilection.
Générélament cantonnée aux seconds rôles solides, généreux et emprunts d'une
certaine acidité, elle est pourtant douce et naturellement gentille en
belle-fille de la monstrueuse Tatie Danielle, pour lequel elle retrouve
son metteur en scène fétiche Etienne Chatiliez. Nouvelle nomination aux César
pour l'occasion, cette fois en qualité de Meilleur second rôle, tout comme,
l'année suivante, pour Merci la vie de Bertrand Blier, dans lequel elle
incarne - dans un court flash-back - la mère de Charlotte Gainsbourg. Sa
troisième nomination couronnera sa composition de gentille “beaufette” dans Neuf
mois de Patrick Braoudé, où elle forme un tandem rondouillard avec Daniel
Russo, comédien qu'elle retrouvera notamment dans Oui et Le bonheur
est dans le pré, ainsi que dans deux téléfilms, "Maintenant ou
jamais" et "Maintenant et pour toujours". Toujours des
personnages de femmes fortes, gouailleuses et généreuses en amour, à l'image de
Anne dans Dieu que les femmes sont amoureuses, où elle est partagée
entre son ex-mari, son amant et son amour d'enfance qui revient... Diva
déclinante de théâtre de boulevard dans Les grands ducs, productrice de
films X dans Le cœur à l'ouvrage, mère un peu déphasée d'Audrey Tautou
dans Dieu est grand, je suis toute petite, la voici aujourd'hui en Lily,
bien décidée à perdre du poids pour reconquérir son homme, dans J'ai
faim !!! Encore une comédie pour une actrice qui ne chôme pas non plus
à la télévision (treize téléfilms depuis 1995) et sur les planches, où on a pu
la voir notamment dans "Paris Nord, attractions pour noces et
banquets", aux côtés de Jacques Bonnaffé (1988), "Ubu roi" de
Jarry, mis en scène par Roland Topor (1992), et trois œuvres de Molière :
"Le malade imaginaire" en 1991 (mise en scène de Hans-Peter Cloos),
et "Le bourgeois gentilhomme" en 1996 et "L'avare" en 1999,
toutes deux montées par Jérôme Savary – avec les délires visuels qu'on lui
connaît – au Théâtre National de Chaillot.
FILMOGRAPHIE
1984 Souvenirs souvenirs (Zeitoun)
Un
amour de Swann (Schlöndorff)
Les
nanas (Lanoë)
1987 Maladie d'amour (Deray)
1988 La vie est un long fleuve tranquille
(Chatiliez)
1989 Les maris, les femmes, les amants (Thomas)
1990 Tatie Danielle (Chatiliez)
1991 Merci la vie (Blier)
Mon
père, ce héros (Lauzier)
1992 La soif de l'or (Oury)
La
fille de l'air (Bagdadi)
1993 Les braqueuses (Salomé)
Neuf
mois (Braoudé)
Dieu
que les femmes sont amoureuses (Clément)
1995 Pourvu que ça dure (Thibaud)
Le
bonheur est dans le pré (Chatiliez)
Les
grands ducs (Leconte)
1996 Oui (jardin)
Messieurs
les enfants (Boutron)
1997 La ballade de Titus (De Brus)
XXL
(Zeitoun)
Que
la lumière soit ! (Joffé)
1999 Le cœur à l'ouvrage (Dussaux)
2000 Dieu est grand, je suis toute petit (Bailly)
2001 J'ai faim !!! (Quentin)