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Colin Farrell
Né le 31 mars 1976 à Dublin, d'un père qui fut une
gloire de l'équipe de foot des Shamrock Rovers, Colin Farrell envisage
logiquement une carrière sportive avant de bifurquer vers la comédie, en intégrant
la Gaiety School de Dublin. Quelques mois après avoir laissé tomber la théorie,
il décroche en 1996 un rôle dans une série télé comique
"Ballykissangel", produite par la BBC, qui voit un petit village
irlandais chamboulé par l'arrivée d'un prêtre anglais, puis il apparaît dans la
mini-série "Falling for a Dancer", un drame romantique situé dans
l'Irlande rurale des années 30. Ses débuts au cinéma, Colin les doit au
comédien Tim Roth, qui lui fait faire une apparition dans son premier long métrage,
The war zone, intense et sombre drame autour de l'inceste. Deux
téléfilms plus tard, le voilà qui monte sur scène à Londres dans la pièce
"In a Little World of our Own", où il est repéré par un certain Kevin
Spacey, lequel le pistonne auprès de Thaddeus O'Sullivan qui s'apprête à
tourner, après John Boorman, sa propre version – folklorique – des
frasques de Martin Cahill, dit le Général, dans Ordinary Decent Criminal.
Après avoir joué les gangsters, Colin Farrell ne se
doute pas qu'en acceptant le plus petit budget jamais tourné par Joel
Schumacher, Tigerland ferait de lui l'un des acteurs les plus “hot” de
Hollywood. En dépit d'un échec public, Colin Farrell a tiré le gros lot :
Schumacher est couvert de louages comme jamais pour sa vision sans concessions
de l'entraînement des GI's avant d'être envoyés au casse-pipe vietnamien, et
l'interprétation du comédien, en rebelle ambigu au système militaire, est digne
d'un Marlon Brando jeune, félin et charismatique. Ce rôle de Bozz lui vaut le
prix du Meilleur acteur décerné par la Boston Society of Film Critics et lui
ouvre les portes de Hollywood. Passons sur American Outlaws, inédit en
France, où il se retrouve sanglé par le ceinturon de Jesse James, pour le
découvrir aujourd'hui à l'affiche d'Opération évasion, où il hérite du
rôle principal, celui d'un lieutenant qui va trouver la voie de la rédemption
(il a révélé les positions ennemies aux nazis) en défendant un soldat noir
victime du racisme de ses compatriotes soldats.
Et le bougre ne s'arrête pas là, alignant pour 2002
un palmarès impressionnant : le Spielberg tout d'abord, Minority Report,
où il fait partie de l'unité d'élite de policiers de futurs emmenée par Tom
Cruise, puis un nouveau round aux côtés de Joel Schumacher pour Phone Booth,
qui s'annonce comme un tour de force cinématographique (l'action se déroule
entièrement dans une cabine téléphonique, où Colin se retrouve piégé et menacé
de mort). Les deux films étant pour l'heure en post-production, l'acteur tourne
actuellement The farm : il a touché cinq millions de dollars (deux
fois plus que pour Opération évasion) pour incarner un bleu de la CIA
suspectant son mentor de trahison. Un affrontement au sommet, puisque c'est
contre Al Pacino que Colin Farrell va devoir batailler. Last but not least,
l'acteur doit enchaîner incessamment avec la giga-production Daredevil,
à laquelle s'attelle Mark Steven Johnson : le jeune acteur y sera
l'énigmatique et vilain Bullseye, associé à Michael Clarke Duncan pour empêcher
Ben Affleck de faire sa B.A. de super-héros en collant.
FILMOGRAPHIE
1998 The War Zone (id.) (Roth)
1999 Ordinary Decent Criminal (id.) (O'Sullivan)
2000 Tigerland (id.) (Schumacher)
2001 American Outlaws (Mayfield)
Hart's
War (Lieutenant Hart) (Hoblit)
2002 Phone Booth (Schumacher)
Minority
Report (Spielberg)
The
Farm (Donaldson)