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Pascale
Bussières
Née le 27 juin 1968 à Québec, au Canada, Pascale
Bussières fait ses débuts très jeune devant la caméra : elle n'a que 13
ans quand elle débute, grâce à sa mère qui prend un rendez-vous avec un
directeur de casting sans le lui dire, dans Sonatine, de
l'actrice/réalisatrice Micheline Lanctôt. Un film pour lequel elle est nominée
aux Génie Awards. En 1992, La vie fantôme la voit passer quasiment tout
le film en train de faire l'amour ! Continuant à suivre une scolarité
normale, elle se lance dans des études de cinéma, et c'est finalement la
télévision qui révélera son très beau visage félin, avec la série à succès
"Blanche", réalisée par Charles Binamé, et dont elle tient le
rôle-titre. Egérie de Micheline Lanctôt dans Deux actrices, elle
retrouve bientôt Binamé qui en fait l'héroïne de son long métrage Eldorado,
sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs au Festival de Cannes 1995. Parlant
couramment l'anglais et le français comme toute bonne Canadienne qui se
respecte, Pascale Bussières connaît la célébrité en 1995 avec la sortie du
drame sentimental When night is falling, de Patricia Rozema. Pascale y
incarne la femme d'un austère pasteur tombant amoureuse d'une étrange
acrobate... Le début de la gloire pour la jeune actrice qui accumule dès lors
les rôles à la télévision ("Chambres en ville", "Tandem",
"Montréal ville ouverte", l'émission pour enfants "Princesse
astronaute" ou encore la sitcom à succès "Paparazzi", en 1997)
comme au cinéma, tournant dans des productions américaines, néo-zélandaises et
françaises (le film de science-fiction Les 1000 merveilles de l'univers).
Outre son personnage de femme désirant ardemment un enfant dans Un 32 août
sur Terre (sans oublier sa participation aux Cinq sens de Jeremy
Podeswa), elle tenait récemment la vedette d'Emporte-moi, chronique
adolescence sur fond d'années 60 signée de Léa Pool, et de Souvenirs intimes,
réalisé par le vétéran Jean Beaudin. Au Canada, elle a ensuite renoué avec son
mentor Charles Binamé pour La beauté de Pandore et enchaîné bon nombres
de films restés inédits chez nous. Ce qui ne l'empêche pas de revenir depuis
quelques temps en France : dans le premier film d'Anne-Sophie Birot, Les
filles ne savent pas nager, aux côtés d'Isild Le Besco et de Marie Rivière,
et surtout dans La répétition de Catherine Corsini, en sélection
officielle au Festival de Cannes 2001. Un thriller psychologique qui a raté son
public, en dépit de sa composition de copine collante et jalouse du succès
d'Emmanuelle Béart. Le public français aura néanmoins l'occasion de se
rattraper avec La turbulence des fluides, thriller mystère où sa rigueur
scientifique se heurte au surnaturel, puis avec Petites coupures, le
prochain Pascal Bonitzer. A noter, enfin, que la jeune femme, devenue actrice
un peu malgré elle, a toujours cultivé des désirs de réalisation, et possède a
son actif plusieurs courts métrages. A quand le grand saut ?
FILMOGRAPHIE
1984 Sonatine (Lanctôt)
1988 Le chemin de Damas (Mihalka)
1992 La vie fantôme (Leduc)
1993 Deux actrices (Lanctôt)
1995 Eldorado (Binamé)
1995 When Night Is Falling (id.) (Rozema)
1996 The Whole of the Moon (Mune)
1997 L'âge de braise (Leduc)
Le
cœur au poing (Binamé)
Twilight
of the Ice Nymphs (Maddin)
Honeymoon
(Carr-Wiggin)
Les
mille merveilles de l'univers (Roux)
1998 Un 32 août sur Terre (Villeneuve)
Emporte-moi
(Pool)
1999 Souvenirs intimes (Beaudin)
The
Five Senses (Les cinq sens) (Podeswa)
La
beauté de Pandore (Binamé)
2000 Les filles ne savent pas nager (Birot)
La
bouteille (Desrochers)
X
Change (Moyle)
La
répétition (Corsini)
Between
the Moon and Montevideo (Bertalan)
2001 Ma folle de soeur (Katrian)
2002 La turbulence des fluides (Briand)
Petites
coupures (Bonitzer)