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Sandra Bullock
Sandra Annette Bullock est née à
Arlington (Virginie) le 26 juillet 1964. Très jeune, elle apprend à faire et à
défaire ses valises pour suivre sa mère, une cantatrice allemande, qui déménage
régulièrement. La petite Sandra part ainsi pour Nuremberg (Allemagne), où elle
restera jusqu'à l'âge de 10 ans. Pendant cette période, elle va même jusqu'à
suivre sa mère sur scène pour des petits rôles de gitanes en fond de scène ou
comme choriste avec sa sœur Gesine. De retour aux Etats-Unis, la jeune fille
décide rapidement de devenir actrice. Ayant achevé sa formation à l'East
Carolina University, elle monte à New York pour prendre part à des spectacles
off-Broadway tels que "No Time Flat". Elle apparaît également dans de
toutes petites productions cinématographiques, désormais balayées de manière
très pudique de sa filmo officielle. Son premier titre de gloire sera de
reprendre le rôle de Melanie Griffith dans la série télé "Working
Girl", tiré du film homonyme. Mais Sandra n'y trouve guère son compte, et
s'exile rapidement en Californie où l'air est généralement bien plus bénéfique
pour les stars en devenir.
Après un téléfilm avec William
Baldwin, "The Preppie Murder", et, de nouveau, quelques petits rôles
sans grande consistance, elle remplace au pied levé Lori Petty pour revêtir
l'uniforme du principal personnage féminin de Demolition man, aux côtés
de Sylvester Stallone. Une belle ligne à ajouter à un CV alors un peu
aléatoire, qui va sans aucun doute l'aider à se retrouver dans le premier film
de Jan de Bont, Speed. Aux prises avec un fou dangereux qui menace de
tout faire exploser si le bus dans lequel elle s'est embarquée ralentit, son
rôle de conductrice improvisée ensorcelle le public. Naturelle, d'une beauté
simple et d'un charme évident, elle est promue star du jour au lendemain. On la
retrouve rapidement dans diverses grosses productions sans grand charme :
la comédie romantique L'amour à tout prix, le cyberpolar (un genre alors
tout nouveau) Traque sur Internet et le film de prétoires que certains
qualifieront de réac' Le droit de tuer ? Un an après Speed 2,
version “bateau” du premier opus et bide monumental s'il en est, et le mélo
léger Le temps d'aimer, où infirmière pendant la guerre d'Espagne, elle
tombe amoureuse du jeune Ernest Hemingway, Sandra Bullock devient pour la
première fois productrice exécutive pour Ainsi va la vie, une jolie
bluette sentimentale où la comédienne excelle également dans le rôle principal,
celui d'une jeune femme qui, après avoir été quittée par son mari, vient
refaire sa vie dans son village d'enfance.
Après avoir prêté sa voix à Myriam
dans Le prince d'Egypte, elle sort son balai et son chaudron pour
quelques petits tours de sorcellerie avec Nicole Kidman dans Les ensorceleuses,
et s'éprend de Ben Affleck dans Un vent de folie. Mais l'ardeur et le
succès de Speed sont déjà loin, et ce ne sont pas deux comédies d'action
faiblardes plus tard (Mafia parano et Miss détective) qui la
remettent sur le droit chemin, même si son incarnation d'une alcoolique en cure
de désintox dans 28 jours, en sursis, est moins crispante que d'habitude. A
croire qu'elle a retenu la leçon de la sobriété, puis que c'est l'adjectif qui
vient en premier pour définir son rôle dans Calculs meurtriers (dont
elle est coproductrice) : elle y mène l'enquête sur le meurtre d'une jeune
femme, dans la peau de l'autoritaire inspecteur Cassie Mayweather. Autoritaire
encore, mais soumise aux délires excentriques de sa mère dans Les divins
secrets, avocate de choc face à un patron tyrannique (mais énamouré, parce
que c'est Hugh Grant) dans L'amour sans préavis, puis de retour en miss
catastrophe dans l'inutile Miss détective 2, Sandra Bullock marque
ensuite davantage le pas, peut-être en quête du virage amorcé par Calculs
meurtriers. Tourné il y a déjà plus d'un an, Crash à l'ambiance noire
pourrait le confirmer, en attendant la sortie de Loverboy, drame de et
avec Kevin Bacon, même si la comédie romantique reste son meilleur ami au
box-office, comme le laisse supposer Il Mare, où elle craque pour Keanu
Reeves via un échange de lettres enflammées dont chacun ignore l'auteur. Toute
ressemblance avec une pléthore de films existants...
FILMOGRAPHIE
1987 Hangmen (Ingvordsen)
1989 Religion, Inc. (Adams)
1990 Who Shot Patakango ? (R.
Brooks)
1992 When the Party's Over (Irmas)
Who
Do I Gotta Kill ? (Rainone)
Love
Potion #9 (Launer)
1993 The Vanishing (La disparue)
(Sluizer)
The
Thing Called Love (Bogdanovich)
Demolition
Man (id.) (Brambilla)
Wrestling
Ernest Hemingway (Haines)
Fire
on the Amazon (Llosa)
1994 Speed (id.) (De Bont)
1995 While You Were Sleeping
(L'amour à tout prix) (Turteltaub)
The
Net (Traque sur Internet) (Winkler)
1996 Two if by Sea (Bennett)
A
Time to Kill (Le droit de tuer ?) (Schumacher)
In
Love and War (Le temps d'aimer) (Attenborough)
1997 Speed 2 : Cruise Control
(Speed 2 : Cap sur le danger) (De Bont)
Hope
Floats (Ainsi va la vie) (Whitaker)
1998 Practical Magic (Les
ensorceleuses) (Dunne)
1999 Forces of Nature (Un vent de
folie) (Hughes)
Gun
Shy (Mafia parano) (Blakeney)
2000 28 Days (28 jours, en sursis)
(B. Thomas)
Famous
(Dunne)
Miss
Congeniality (Miss détective) (Petrie)
2001 Murder by Numbers (Calculs
meurtriers) (Schroeder)
Divine
Secrets of the Ya-Ya Sisterhood (Les divins secrets) (Khouri)
2002 Two Weeks Notice (L'amour
sans préavis) (Lawrence)
2004 Crash (Id.) (Haggis)
2005 Loverboy (Bacon)
Miss
Congeniality 2 : Armed and Fabulous (Miss détective 2) (Pasquin)
2006 Il Mare (Agresti)
Have
You Heard ? (McGrath)