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Yvan Attal

 

Né en 1965, Yvan Attal se fait remarquer dès le milieu des

années 80 sur scène dans "Biloxi Blues", (la fameuse pièce de

Neil Simon porté à l'écran avec Matthew Broderick dans le rôle

principal), sous la direction de Raymond Acquaviva, puis, en

1988, dans un téléfilm signé Elie Chouraqui, "Parlez-moi

d'amour". Mais c'est évidemment sa rencontre avec Eric

Rochant qui va mettre le feu aux poudres. Dans Un monde

sans pitié, il ne tenait pas le rôle principal, “seulement” celui

du meilleur ami squatteur du personnage interprété par

Hippolyte Girardot. N'empêche que pour le coup, Yvan Attal

empochera le César du Meilleur espoir masculin. Double d'Eric

Rochant, celui-ci, alors jeune réalisateur plus que prometteur,

lui confie la vedette de ses deux films suivants, Aux yeux du

monde, où, pour ceux de sa belle (Charlotte Gainsbourg), le

personnage d'Yvan détourne un autobus scolaire. Le film ne

cartonne pas, mais le duo Rochant/Attal rempilera deux ans

plus tard dans le beaucoup plus ambitieux Les patriotes, qui

emmènera Ariel (le personnage joué par Yvan) aux quatre

coins du monde sous l'égide du Mossad, les services secrets

israéliens. Au final, un film d'espionnage très réussi, mais qui,

une fois de plus, ne déplacera pas les foules en dépit d'une

sélection officielle au Festival de Cannes. La suite, Attal

l'accomplira sans Rochant. Le comédien tourne peu,

choisissant ses rôles avec parcimonie. Doillon avait ainsi réuni

le couple à la ville Charlotte Gainsbourg/Yvan Attal pour

Amoureuse, couple qui se reformera (à l'écran) pour le drame

sentimenta Love, etc., quelques années plus tard. Spécialisé

dans les personnages taciturnes, sombres et tourmentés, on a

revu Yvan Attal manipulé au cœur d'un complot qui sous-

tendait Alissa, puis en combinard à la petite semaine devenu

entrepreneur à succès dans Cantique de la racaille. Yvan Attal

a reçu le prix Jean Gabin en 1997 et se tourne désormains vers

l'international en enchaînant coup sur coup deux films en

langue anglaise : Wonderland, du Britannique Michael

Winterbottom, en sélection officielle à Cannes cette année, et

The Criminal, signé Eddie Simpson, toujours en Angleterre.

 

FILMOGRAPHIE

 

1989 Mauvaise fille (Franc)

 

1990 Un monde sans pitié (Rochant)

 

1991 Au yeux du monde (Rochant)

 

1992 Amoureuse (Doillon)

 

      Après l'amour (Kurys)

 

1993 Les patriotes (Rochant)

 

1995 Portraits chinois (Dugowson)

 

1996 Delphine : 1 – Yvan : 0 (Farrugia)

 

      Love, etc. (Vernoux)

 

      Saraka Bo (Amar)

 

1997 Alissa (Goldschmidt)

 

      Cantique de la racaille (Ravalec)

 

1998 Mes amis (Hazanavicius)

 

1999 Wonderland (Winterbottom)

 

      The Criminal (Simpson)