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Jeux Olympiques de 1896 à 2004

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L'histoire, un résumé de toutes les olympiades, tous les sports expliqués en dessins animés (animations flash), tous les podiums, toutes les médailles, toutes les performances, les records, des photos et même le dopage. C'est tout simplement PHÉNOMÉNAL !

D'Athènes à Athènes


Les Jeux retournent chez eux


AFP / EPA

Cent huit ans après les premiers Jeux de l'ère moderne, l'olympisme retourne en Grèce, sa patrie. Puristes et historiens auraient préféré que l'événement se produisît en 1996, l'année du centenaire. Les lois du marché en ont décidé autrement.

Cette faute de goût chronologique et éthique oubliée, Athènes s'apprête à accueillir les deuxièmes jeux Olympiques de son histoire. Les spécialistes ne retiennent pas en effet les Jeux intercalaires de 1906.

Depuis que l'Américain James Connolly a remporté la première médaille d'or des Jeux modernes, celle du triple saut, le 6 avril 1896 à Athènes, après plus de 15 siècles de désert olympique, les Jeux sont passés de l'âge de pierre à celui des multinationales, du dieu dollar et de la télévision toute-puissante.

En 1896 à Athènes, entre 250 et 300 athlètes venus de 14 pays s'étaient disputé les 43 médailles d'or mises en jeu. En 2004, ils seront plus de 10.000 issus de près de 200 pays pour 300 médailles d'or. Un essor vertigineux que n'avait sans doute pas prévu le rénovateur des JO, le baron Pierre de Coubertin.

Le spectacle a continué


Deux guerres mondiales. Une prise d'otages sanglante. Une bombe. La Guerre Froide et l'apartheid. Une manifestation anti-ségrégationniste sur le podium. Trois boycottages successifs. Deux Chines, deux Allemagnes, deux Corées, la Russie, l'URSS et l'Equipe Unifiée. Un scandale de dopage. Un autre de corruption... En un siècle, les jeux Olympiques de l'ère moderne ont tout connu. Mais ils ont survécu.

Manifestation dont le succès populaire n'a cessé de croître, les JO se sont imposés comme une vitrine où les grands de ce monde trouvent une occasion de mettre en valeur leur idéologie devant le monde entier. Les Jeux n'avaient aucune chance de déjouer les tempêtes de l'Histoire.

Quand, en 1984, il s'est avéré que les jeux Olympiques pouvaient être une affaire juteuse, l'argent est devenu partie intégrante de la donne, le Comité international olympique, propriétaire des Jeux, disposant désormais d'une manne apparemment inépuisable, via sponsors et télévisions.

Champions de légende
Des sports et des épreuves ont disparu. D'autres sont arrivés. Tir à la corde, croquet, jeu de paume et roque ont fini aux oubliettes de l'olympisme. Le 200 m avec obstacles a disparu des épreuves de natation, le saut en hauteur sans élan et le lancer de poids à deux mains de celles d'athlétisme.


Mais le judo, la natation synchronisée, le taekwondo, le trampoline et bien d'autres sont arrivés, de sorte que le programme olympique n'a cessé de croître, jusqu'au gigantisme actuel.


Portant haut le flambeau du sport malgré ces turbulences en tous genres, des champions d'exception ont écrit la légende des Jeux : Paavo Nurmi, Jesse Owens et Carl Lewis en athlétisme, Mark Spitz et Dawn Fraser en natation, Larissa Latynina et Nadia Comaneci en gymnastique.

Pour ses premiers Jeux d'été en tant que président du CIO, Jacques Rogge sentira sans doute passer à Athènes le souffle de l'histoire olympique lorsque seront déclarés ouverts, le 13 août 2004, les 25es jeux Olympiques d'été, ceux de la 28e olympiade.

07/04/2004 16:51 © AFP

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Pour un regard critique sur les jeux et le sport :

Le monde diplomatique de juin 2004

Fausses valeurs de l’idéal sportif

Les héros mythifiés de l’olympisme

Jean-Marie Brohm, Marc Perelman et Patrick Vassort

Véritablement engagée depuis la seconde guerre mondiale avec la multiplication sans fin des compétitions, la mondialisation du sport s’est doublée d’une « sportivisation » du monde comme vecteur politico-idéologique commun à l’ensemble des puissances financières qui soumettent la planète à leur diktat. Après que le baron Pierre de Coubertin eut lancé le mouvement irrésistible de propagation sportive en ressuscitant les Jeux olympiques à Athènes, en 1896, le phénomène sportif s’est caractérisé par la combinaison de plusieurs facteurs : un développement sans précédent de la plupart des sports sur toute la planète, leur homogénéisation internationale par la codification de règles unifiées, et la disparition progressive des techniques corporelles ou des jeux vernaculaires.

...lire la suite

http://www.monde-diplomatique.fr/2004/06/BROHM/11262


Sources :

http://jeux-olympiques-2004.france2.fr/

http://www.tv5.org/TV5Site/athenes2004/accueil.php et AFP

http://www.lequipe.fr/Jo/HOME_JO_04.html